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Tome cinquième.
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4'-8 MEMOIRES

—~ 7 T notre devoir, 8c prudemment, de ne savoir que c’est, jufqu’à ce

) • í * que'l’on s’en enquierre de nous. II faut que le Pape loitinfor-

«îMorenni* toutes ^ cs particularités , premier que le Peuple. J’eftime

que ferez satisfait, fi je vous dis ce mot, que les très sages Sctrès doctes Prélats de France n’ont rien fait à la lcgere, ainsont pesé tous les momens de leurs raisons, & pourvu entr’au-tres choses que l’autorité du Siège Romain demeurât en sonentier. Vous avouerez qu’il est ainsi, lorsque le Pape permettraque toute la procédure soit mise en lumière. Sachez cependantque les dangers pendans fur la tête de l’Etat, comme plusieurssavent, nous ont occasionné de diligenter en cette affaire, depeur que la defirée commodité de soulager le Roïaume ne nouséchappât d’entre les mains. J’ofe vous jurer, que fi nous eussionsencore tant soit peu attendu, les affaires s’en alloient tomberen telle confusion , Sc la tourmente eût été si périlleuse , que le:salut même n’eut pu faire surgir en port assuré le navire public,assailli de tant Sc tant de vagues furieuses. Bien souvent en íîdangereuses tempêtes , les plus promptes résolutions font lesplus assurées, Sc ne faut pas attendre que toutes les heures aientsonné, mais convient prévenir, encore que ne vouliez pas, àcause du commandement de la nécessité, laquelle ( comme di-foit Thalès ) est la plus robuste Sc violente chose du monde , Scà qui les plus grands ne fauroient résister. Je tais le reste quesaurez , mais avec le temps. En attendant, retenez-vous, parlezpeu , suspendez votre avis en la plupart des affaires, Sc. puif-qu’ignorcz nos motifs , mettez le doigt fur la bouche. CraignezDieu , honorez le Roi.

Au reste , suiez les pestillentes compagnies , Sc détestez lesmœurs diaboliques de ceux qui aboient Sc ne vomissent qu’ou-trages contre leur Prince légitime. Car, selon Renseignementde {'Ecriture, il ne faut point détracterdes Princes du Peuple»Qui le fait, est justement excommunié par le Concile de To-lède. Vous me répliquerez que les Princes font hommes mé-chans Sc perdus. Je vous réponds que comme nous ne frémissons-pas contre la stérilité, contre les pluies excessives Sc autres in-commodités des faisons ; aussi les Sujets doivent supporter la.dissolution , l’avarice, Sc les autres iniquités de leurs Princes»Tant que le monde durera , il y aura des vices entre les hom-mes. Pour cette cause le Sénateur Marcellus difoit sagementen quelqu’endroit de Tacite , qu’il est permis souhaiter des.bons Princes j mais qu’il convient les supporter tels qu’ils font»