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■ j , Capucin d u dit Lyon , 5c un autre homme d’Eglisc , désignéProcès"de ses Confessions , lui avoient dit que ce ne scroit point
p. bIrr^ere. mal fait de tuer le Roi ; 5c qu’c n outre il y avoit deux hom-mes d’Egliíe qui avoient auííì entrepris de tuer Sa Majesté ;5c lui aïant été demandé pourquoi il sc laistoit si facilementpersuader à faire un si exécrable 5c détestable assassinat, ré-pond que lesdits Ecclésiastiques l'asturoient qu’il auroit la gloi-re céleste, s’il exécutoit ladite entreprise.
Appliqué à la question , les cordes tendues & prêtes à ti-rer , a requis qu’il ne fût gêné, 5c qu’il confestêroit la véri-té , disant qu’il avoit ausiì communiqué ladite entreprise à uncertain Personnage dénommé au procès, lequel lui sit répon-se, que difficilement il la pourroit exécuter; mais s’il la pou-voit achever , que ce scroit bien fait : 5c preste davantage dedire vérité, étant relâché des tourmens, enfin rcconnoît ôc5c confestè , qu’après avoir été confirmé par ces Ecclésiasti-ques en ladite résolution de tuer le Roi, sous l’asturancc qu’ilslui donnoient, qu’il en auroit une grande gloire en Paradis;5c que l’un dcfdits Ecclésiastiques lui aïant dit, que s’il pou-voit parachever son entreprise , ce scroit un grand bien ; maisque s’il y failloit, il diroit qu’il ne lui auroit conseillé, allé-guant sur ce quelques Passages de Saint Paul, dont ledit Pri-sonnier a dit n’avoir souvenance. Qu’il partit dudit Lyon , encette mauvaise volonté ; pasta par la Bourgogne , 5c arriva àParis le Lundi ou Mardi seizième ou dix-septieme d’Août,où s’étant logé en la maison par lui nommée, il sc reposatout le jour , pource qu’il étoit las ; 5c aïant demandé à sonhôte qui étoient les Prédicateurs 5c Ecclésiastiques de Paris ,les plus affectionnés au parti de l’Union, il l’adrcsta à un Cu-ré de l’une des Parodies dudit Paris ( i ), dénommé au pro-cès-verbal de ladite question , avec lequel il entra en propos ;5c qu’entr’autres choses ledit Curé lui dit qu’il prêchoit libre-ment, 5c quoique le Roi allât à la Messe, il ne croioit pour-tant qu’il fût Catholique; tenant lesquels propos, le Vicaire,dudit Curé , dit que le Chat Sc le Chien ne se pouvoient ac-corder , voulant entendre par-là , que Catholiques 5c Hugue-nots ne se pourroient jamais accorder ; fur quoi ledit Barrière
(i) Christophe Aubri* Cure de St André à la Ligue. Ce Curé séditieux affermit Bar-des Arcs, natif d’Eu , Ville qui appartenoit riere dans son dessein, lui représentant laà Henriette de Cleves, veuve du feu Duc couverlïen du Roi comme feinte 6t iîmulée,de Guise, 6c par cette raison, plus attachée