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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE.

Et ne veuille jamais souhaiter pour autrui,

Fors ce que tu voudrpis desirer pour toi-même.

XXVIL

Ne prends le bien d’autrui, encore que ces guerresDépossèdent les Rois, les Princes de leurs Terres.

La Fortune n’a rien de ferme en ce bas lieu ,

Tu peux être dompté tout ainsi que tu domptes.

Nous sommes tous un jour comptables devant Dieu ,

Si bien que les plus Grands font bien loin de leurs comptes.

XXVIII.

En ce temps malheureux fais ton apprentissage ».

Ne désespere point un homme de courage»

Fais que le mal d’autrui te serve de conseil,

Cependant que tu vis, rend si belle ta vie ,

Que tu fois parmi nous luisant comme un Soleil,

Et que tous les plus Grands te portent de l’envie.

XXIX.

Entreprends par raison, n’éleveta penséeSi haut , que du plus Haut elle soit menacée.

Dieu ne fait point état d’un courage orgueilleux;,

Pour ta Religion sacrifie ta vie ,

Et quand tu trouveras les dangers périlleux ,

Ne les redoute point pour la rendre servie.

XXX.

En l’amonr du Seigneur demeure toujours ferme ,

Qu’au plus fort de tes maux , elle soit ton Saint ElmeElis plutôt la mort que de le renier ,

Tu ne peux faire moins , ni mieux que de l’ensuivre 5 .ìl a souffert pour toi, tu ne le peux nier.

Mourir pour servir Dieu , c’est mille fois revivre.

XXXI.

Mais à voir tes essets, ce n’est pas ta créance rAussi si des malheurs tu as en abondance ,

Tu n’en as pas le quart que tu as mérité ;

Ton coeur est la demeure où le délice abonde ^

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Stancîs con-tre l’Ambí-■UON.