DE LA LIGUE.
Et t’a au Trône afíìs de très longue durée ,
Maugré tous les efforts d’Efpagne conjurée.
Les vœux des bons François à la fin font ouis:
Tu régneras en paix, race de Saint Louis.
Nul ne te peut ôter ce que le Ciel te donne :
Quand tu commanderois fans sceptre &. fans couronne,Pour cela toutcsfois moins Roi tu ne ferois ;
C’cst la vertu qui sacre ÒC couronne les Rois.
En Latin.
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Rimes dî
IA Lkgue.
Inviolé Princeps , & tui decus fedi ( i ) ,
Solio in avito te ipsa collocant fata ,
Manuque tradunt geminasceptrafelici ,
Ex hojle Ibero quce recepta gejìabis :
Hoc una quondam de tribus Joror nevit :
Quin , fi negetur capitis aureum injigne ,
Sacrumque olivum Regibus datum Gallis ,
Quodprcepes alto candida attulit cœlo 3Non id vetabit 3 more quinpatrum règnes.
Regem coronat 3 Regem inaugurât virtus.
Ces rimes contre les Etats de la Ligue seront accompagnées des piecessuivantes, qui montreront que les Ligueurs n’étoient pas íì bien vouluspar la France , comme ils le pensoient.
REGRET FUNEBRE.
D ipuis que la guerre enragée (z)Tient notre muraille assiégée
(i) Cette Epigramme est ou l'Otiginalou la Traduction de la précédente de Pas-serat : elle se trouve dans les œuvres de Ni-colas Rapin , 1-1 - pag. 18.
(i) Dans d'autres Editions, le titre decette Piéce est ainsi : A Mademoiselle maCommere , fur le trépas de son Afne , Regretfunèbre. Cette Piece , où régné d’un bout àl’autre, une naïveté fine , elt de Gilles Du-rurct, Sieur de la Bergerie , né à Clermontcn Auvergne en 1554 , qui a été Avocat auParlement, Sc qui est connu pat d’autresPoésies Françoises, 8c en particulier par sesTuitations de diverses Poésies Latines de
Jean Bonnefons, son Compatriote & sonami. On peut voir ce qui est dit de ce PoèteFrançois, dans la Biblioth. Franç. ou Hist.de la Littérat. Franc. 8cc. Tome xiv. p.119 , & suiv. M. l’Abbé d’Artìgny, au tom.6 de ses Mémoires, Scc. p. 319,8c 330,dit, d’aptès Pierre Boitel, dans son ThéâtreTragique , que Durant , atteint & convain-cu d’avoir écrit contre l’Etat, au commen-cement du régné de Louis XIII, fut con-damné à être rompu vif en Place de Grève ,8c qu’íl mourut aller constamment en de-niant pardon à Dieu 8c au Roi.
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