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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE.

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Avertissement.

e n o A n t la treve générale accordée entre le Roi ôc le Duc de Mayen-

ne , plusieurs propos se mirent en avant pour le rétablissement des affairesdu Roïaume. Le Roi , qui ne íbuhairoit que la réunion de ses Sujets ScFabolition de ce Farci pernicieux de la Ligue , essaïoit d’adoucir le Duc,par offres de charges Sc récompenses & assurances très honorables & du toutavantageuses. Le Duc aïant encore (ce sembloit ) plusieurs cordes d sonarc, marchandoit, promenoir, refusait, avançoit, reculoit & tiroir lesaffaires en longueur; procurant fous main que la décision faite Fan 1590,au mois de Mai, par les Sorbonnistes , eût lieu ; à savoir, que Henri de

Bourbon fût déclaré déchu de tout droit ôc prétention à la Couronne ,quoi qu’il adhérât à la Religion Romaine. Les Agens d’Espagne en France& à Rome poussaient à la roue, résistant de tout leur pouvoir à la négocia-tion du Duc de Nevers. D’autre coté le Peuple & plusieurs Grands conti-nuaient en leur vieille crierie de l’incompatibiliré de l’exercice des deuxReligions en France ; ôc s penchaient à cet avis , que le Roi ne de-

voir être reçu , qu’au préalable il ne promît de chasser tous ceux de la Re-ligion Réformée, ou du moins d’en abolir & faire cesser tout exercice pu-

blic. Ce qui induisit aucuns de remettre en avant les remontrances faitesdu vivant du feu Roi, pour cet article, dont nous présentons un sommaireau Lecteur ; lequel sommaire nous avons extrait de la remontrance d’un pai-sible Catholique , publiée il y a assez long-temps, ôc digne d’être inséréeen cet endroit, au regard de ce différend.

REPO N SE

A ceux qui disent être impofsble qu on approuve & toléré enFrance /’exercice public de la Religion prétendue Réformée 3comme de la Catholique Romaine..

eux auxquels nous adressons la présente remontrance, secouvrant de beaux prétextes , disent qu’ils ne peuvent endurerni approuver, qu'on laide vivre deux Religions ensemble enFrance. Je deíìrerois avec eux qu’il n’y en eût qu’une , selon la-quelle Dieu fût servi en tout èc par-tout comme il appartient.Mais puisque souhaits n’ont point de lieu, il faut vouloir cequ’on peut , íî on ne peut tout ce qu’on veut. Nous ne som-mes pas les premiers qui ont eu cette querelle à débattre. Nos :