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Tome sixième.
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DE LA LIGUE. 7

principal soin & désir étoic de parvenir à ìa Paix ; Bi que nousavons tant les yeux ouverts à tout cc que l’on nous proposey pouvoir servir , que nous les avons plus clos êc fermés auxavantages que nous pouvons recouvrer par la Guerre, à laquellenous ne pouvons retourner qu’avec extrême regret &c déplaisir.Maintenant que nous sommes fur la fin du cinquième mois,qu’a duré ladite treve , fans qu’il y ait aucun avancement à lafin , pour laquelle elle avoit été faite ; ils nous font rechercherd’une nouvelle prolongation de trois mois. Mais tant s’en fautqu’ils aient apporté quelque nouvel avantage , ou persuasionpour la paix , qu'a u contraire s’en montrant plus éloignés quejamais,ils offrent feulement qu’un mois auparavant ladite prolon-gation expirée , ils déclareront s’ils traiteront de la Paix ou non.Et que pour nous ôter l’appréhension que les forces étrangères ,qui font fur la frontière , n’entrent en ce Roïaume pendantladite prolongation, qu’ils nous donneront leur foi , qu’ellesn’y entreront point, ou si elles y entrent, qu’ils fe joindront ànous pour les empêcher de faire aucun progrès pendant laditeTrêve. Et combien que lefdites propositions fussent si imperti-nentes qu’elles ne méritent aucune réponse , puifqu’il fe voitqu’ils n’étoient pas seulement incertains fur les conditions dela Paix , mais qu’ils l’étoicnt encore s’ils la dévoient vouloir ounon ; & puis le peu d’apparence qu’il y a que nous dussionscommettre, fur leur foi &c fur leur force, notre vie & notre Etat,nous tenant désarmés pour demeurer à la discrétion de leursEtrangers ; toutesfois nous ne laissames de leur faire cette ré-ponse ; que combien que par toutes raisons nous ne devions plusaccorder aucune nouvelle prolongation , néanmoins pour mon-trer qu’il n’y a point de peine Lc de patience que nous acceptions,pour recouvrer la Paix s’il nous est possible , que nous continue-rions encore ladite Treve pour un mois, à la charge de réíoudrela Paix dans ledit temps ; &c aussi qu’il fut pourvu au soulage-ment du pauvre Peuple , pour le paiement des Tailles : ce qu’ilsn’ont voulu accepter ; qui est un évident témoignage, que leursintentions n’ont jamais été bonnes au fait de ladite Treve; &qu’ils ne l’ont recherchée que pour gagner temps, pour fe mieuxpréparer àl’invasion , ou dissipation de cet Etat. Aïant aussi denotre part considéré quelles font leurs procédures , & par lesdernieres fait le jugement de ce qui étoit incertain des premiè-res : même comme ils abusent du nom de Sa Sainteté , & quecette consultation qu’ils publient lui vouloir faire avant que de

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Dïclar atdu KOI.