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Tome sixième.
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DECLARAT.

du Roi.

8 MEMOIRES

traiter de la Paix , 8c laquelle ils lui veulent faire valoir pourun honneur qu’iis lui défèrent, est au contraire un opprobre àfa dignité. Car puisque le principal point est de savoir ll elleapprouvera notre conversion , quel plus grand blasphème luipourroit être fait que d’en douter ? Si le premier foin , 8c la plusgrande gloire qu’il puiffe recevoir en cette dignité, est d’aug-menter 8c croître l’Eglife Catholique ; fi les fourvoïés ScMécréansY font toujours admis avec joie &i allegreste de tout le SaintConsistoire ; 8c font de leur admission une Fête folemnellc ,comme d’un précieux butin 8c trésor acquis à l’Eglife de Dieu;que doit - on efperer de ce Saint Pcre , qui est recommandé detoute intégrité 8c sainteté de vie , sinon qu’il aura reçu la nou-velle de notre conversion , Ac de la réconciliation avec elle 8cle Saint Siégé , du Fils aîné de l’Eglifc , avec le plus grand con-tentement qu’il eut fu désirer ? qu’il nous y confortera 8c s’cnconjouira avec nous , 8c fe tiendra offensé que fa volonté ait étéfur cela tenue en incertitude. II a aussi-bien paru que lcfditsChefs de la Ligue ont plus craint en cela que désiré ion juge-ment. Car s’ilsìe vouloient savoir , ils ont d’ordinaire près d’el-1c plusieurs Agens qui les en pouvoient bien éclaircir. Mais tants’cn faut que ce fut leur charge , que c’est au contraire d’y op-poser le plus de ténèbres 8c d’obfcuritéqu’ils peuvent, pourl’cm-pêcher d’y rien connoître. Et quand ilseuffent voulu faire pourcela une légation expreíle , comme c’a été toujours leur princi-pale excuse, cinq mois entiers qu’a duré ladite Trêve, leur enavoient fourni du temps 8c du loisir aíîez. Mais c’étoit pour laVille de Lyon , qui étoit le principal point de l’instruction des-dits Députés, 8c pour y recueillir le fruit de la sédition qu’ils yont émue. Aussi est-ce-là où ils fe font arrêtés , 8c dont le plusConfident defdits Députés est retourné de deçà, au lieu de pas-ser à Rome. Qui fait bien connoître qu’il a tenu fa Charge ache-vée en ce qu’il a fait pour son Maître audit Lyon ; 8c si les au-tres ont achevé le vpïage , il y a affez d’occasion d’en conjec-turer pis ; puifqu’il y en a qui font ledit voïage aux dépens duRoi d’Efpagne , comme les lettres d’aucuns d’eux en font foi ;qui est une forte présomption qu’il n’cn feroit pas la dépense ,s’ils n’y alloient pour son service. Voïant d’ailleurs , que pen-dant le temps de ladite Treve , ils n’ont cefle de pratiquer tantdedans que dehors le Roïaume , pour y enflammer toujours lefeu davantage , au lieu que nous portons tout ce que nous pou-vons pour féteindre ; que pendant icelle aucuns de leur faction

ont