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ont suscité des assxssins, pour attenter à notre personne , Tuu ~desquels aïant été, pendant que nous étions à Melun au mois dc ^Septembre dernier, miraculeusement pris , Sc conseílé par qui d , ECLjI
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& comment il auroit ete pratique a ce raire , rut exécuté auditMelun , sans que lesdits Chefs aient jamais fait aucune dé-monstration de vouloir savoir & faire châtier les Complices ScConseillers d’un tel forfait, qui font parmi eux; que les avisnous viennent tous les jours, qu’ils hâtent Sc prestent les forcesétrangères qui leur font promises , le plus qu’ils peuvent ; quedéjaiiy en a une très grande quantité de prêtes , qui se sont stavancées vers notre frontière, qu’en deux jours elles peuvent être■dans ce Roïaume ; Sc que tout leur principal but est dc se re-trouver tellement forts , qu’ils puissent eux-mêmes ordonner dece qu’ils montrent vouloir remettre en conférence , Sc rendrejnême tout ce qui en íeroit ordonné par Sa Sainteté , qui nedoit être que conforme à la raison & à la justice, inutile Sc sanseffer. Ainlì aïant clairement reconnu que pendant que tous nosdésirs St cogitations font à la Paix, que nous prions Dieu in-cessamment de nous la donner , St, en les détournant des inten-tions de continuer à mal faire , nous délivrer de la nécessité dcnous en reílcntir ; eux au contraire , au lieu de se servir de laTreve , pour penser à la Paix , ils ne s’en fervent qu’à sc préparerSc munir pour une nouvelle guerre : que cependant sous le nomde ladite Treve, les partialités Sc la rébellion s’astervistènt tou-jours davantage ; que nos Sujets en font plus chargés Sc op-primés par les tributs , subsides Sc impositions , que les Enne-mis ont eu permission de prendre Sc lever fur eux à l’égal denous, dont ils font encore les exactions si violentes Sc si cruel-les, que le soulagement jque nous pensions leur donner par la-dite Treve leur est pire Sc plus insupportable que la guerremême ; Sc puisqu’ils n’ont point voulu comprendre l’intentionde Dieu, en l’esset de notre conversion ; du premier jour de la-quelle les armes leur dévoient tomber des mains ; puisqu’aussil’ambition Sc l’avarice sont en eux plus puistantes que la nature ,aïant, en faveur des Etrangers , ôc fur l’appas des commoditésqui leur en font promises , conjuré contre leur propre Patrie ;
Nous avons résolu , avec avis des Princes, Officiers de la Cou-ronne Sc autres Seigneurs de notre Conseil, qui sont près dcnous, pour ne nous rendre plus coupables de ces maux Sc indi-gnités en les endurant, Sc que la coulpe d’autrui ne soit à notreblâme Sc reproche , de ne leur accorder plus aucune prolonga-Tome VI, B