__10 MEMOIRES
1593. tiotl de Treve ; fte l’aïant voulu accepter aux conditions quedéclarât. ^ eur aurions proposées , pour la réconciliation générale de ccbu Roi. Roïaume , & le soulagement de nos Sujets ; ce qui nous con-traint recommencer à leur faire la guerre ; Sc combien qu’ellenous soit contr’eux juste Sc nécessaire , puisque la raison Sc lajustice n’a plus de lieu envers eux , nous protestons toutesfoisdevant Dieu Lc les hommes, que c'est avec un extrême regretqu’il nous en faut venir à cette extrémité , Sc une très grandecommisération que nous avons des ruines Sc oppressions que nospauvres Sujets en pourront souffrir, Sc même du préjudice Scscandale qui en adviendra à la Religion Catholique ; encoreque nous estimions en être suffisamment justifiés, aïant fait en-vers eux tout cc que nous avons du Lc pu , Sc plus que nous nedevions, pour éviter ce malheur. Mais ce renouvellement de■guerre fera pour le moins la distinction certaine de ceux d’en-tr’cux, qui ont été tenus en ce Parti par le seul zele de Reli-gion , ou des autres qui s’en font servis feulement de prétextepour couvrir leur malice Sc déloïauté. Caries premiers fe réu-niront promptement à nous, Sc ne voudront plus être de cettesemence funeste à la France , qui a nourri en eux , comme lesVipères, les causes de fa ruine. Nous espérons aussi que ceuxdu Clergé , de la Noblesse, les Villes Sc les Peuples co n n ci-tron t maintenant bien clairement ce qui leur en a toujours étéprédit ; puisque leurs mêmes Chefs ne le nient plus , Sc queleurs prétextes leur étant faillis , avant qu’ils soient parvenus àleurs desseins , ils fe fervent maintenant publiquement de leursdesseins pour prétextes, fe déclarant appertement fur l’invafion,chacun à ce qui lui est plus propre Sc commode , fe laissant parsurprise des Villes mêmes qu’iîs tendent , comme il a été fa’tpuis peu de jours de celle de Reims en laquelle l’on désigne à lavue des Habitans , une très forte Citadelle , qui est un pré-jugé pour toutes les autres principales Villes, qui ont juí'qu’icítenu pour eux. Mais nous nous assurons qusils secouerontmaintenant le joug de cette tyrannie, Sc jugeront bien qu’iln’y a rien si inconstant que la puissance qui n’est soutenue cîc fespropres forces, Sc qui dépend de la vie, de la volonté , Sc de lafortune d’autrui ; Sc au reste que leur plus grand malheur vient*dont ils efperoient plus de bien , Sc que leur nécessité croît tou-jours par le secours que l’on leur donne : ce faisant qu’ils fe ré-duiront avec nous , pour repousser les iniques efforts de celuiauquel le titre d’Auteur Sí Fauteur de la rébellion appartient