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Tome sixième.
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DE LA LIGUE.

mieux que celui de Protecteur de la Religion , qu’il se veut at-tribuer. Et pour de notre part faire encore un effort de notreclémence , ôí à ce que chacun connoiífe quelle est: l’amour ôíla bienveillance que nous portons généralement à tous nos Su-jets , ôí la bonté dont nous voulons en user envers eux, Nousexhortons tous Princes , Prélats , Seigneurs, Gentilshommes ,Officiers , Villes , Communautés , Lí généralement tous nofditsSujets j qui fe font ci-devant séparés de nous , ôí les conjuronsau nom de Dieu , par leur devoir envers Nous Lí leur Patrie ,à leurs familles Le fortunes , de fe départir de toutes Ligues Lcassociations , tant dedans que dehors ce Roïaume , faites aupréjudice de notre service , du bien ôí repos de cet Etat , Le feréunir à nous, Le par conséquent au Corps des vrais François,bons Le fidèles Sujets de leur Roi Le Prince naturel. Et pournotre regard , nous leur ouvrons Le tendons les bras , pour lesrecevoir, non feulement avec perpétuelle oubliance des chosespassées contre nous Le notredit Etat , mais avec la participa-tion que nous leur offrons en notre affection Le bonne volonté,6e indifféremment comme nos autres bons Sujets. Protestant dedonner Le remettre au Public toutes les injures passées , Le n’engarder jamais aucune souvenance , ni volonté de nous en res-sentir , imputant la principale cause du mal qui est advenu, auxinjustes desseins de nos Voisins anciens Ennemis de cet Etat,qui, poulies de long-temps d’une insatiable ambition de voir laFrance assujettie à l’Efpagne , ôí la jugeant invincible à toutesautres Nations , ont pensé qu’il la falloit vaincre ôí surmonterpar elle-même , Lí que le moïen d’y parvenir étoit de la diviser :dont nous espérons avec l’aide de Dieu les bien empêcher. Etd’autant que nofdits Sujets , qui ont, ainsi que dit est, été juf-qu’ici séparés de nous , feroient peut-être retenus de prendreune bonne résolution , pour crainte d’encourir les peines por-tées par nos précédents Edits , comme ce font les terreurs queleur proposent les Ministres d’Efpagne, voulant persuader com-me ils font incapables, que nous le foïons auffi , pour leur pour-voir contre ladite appréhension du témoignage de notre bonnevolonté, ôí le leur rendre auffi public ôí manifeste, Nous dei’avisde notredit Conseil , avons dit, déclaré, ôí ordonné quecous lefdits Princes, Prélats , Seigneurs , Ôí autres nos Sujets,tant du Clergé, Noblesse, que du Tiers Etat, les Villes, Bourgs,Sc Communautés , Sc généralement tous nofdits Sujets , de«quelque

qualité ôí condition qu’ils soient, qui fe font ci-devant

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Déclarâtdu Roi.-