MEMOIRES
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AvertiJJhnent.
(^>es deux Plaidoïers ne servirent qu’â échauffer & hâter íes desseinsdes Jésuites, lesquels conçurent une haine extrême contre l’Avocat Arnauld,contre lequel ils commencerent tôt après à bâtir une furieuse réponse pleinede récriminations & de négatives très impudentes (i). Mais cela n’étoitrien au prix de la conspiration qui se brassoit en leur College de Paris con-tre la vie du Roi ; ce qui se découvrit bientôt après. D’une autre parr rles Espagnols sollicitoient le Duc de Mercur (z) , l’un des Chefs Ligueurs& demi Roi de la Duché de Bretagne> de continuer la guerre. Durantl’Eté de l’an 1594, ils aboient bâti un Fort près du Croisil, pour clorreleurrée au Port de Brest & rendre leur domination plus redoutée en cetteDuché, où ils avoient empiété Blavet, Forteresse estimée imprenable. LeMaréchal d’Aumont, soutenu de la Flore Angloise, s’étant rendu MaîtredeQuimpercorentin & de Morlaye ($), Ville & Château, força cé nou-veau Fort Espagnol, où furent tués quatre cens Soldats qui le gardoient (4).
Le Roi pensant à rétablir peu à peu la paix en son Roïaume, &c sou-lager en quelque sorte plusieurs de ses Sujets, fit en ce temps-là une Dé-claration qui s’ensuit.
D ECLARATIO N
DU ROI.
Sur le paiement des arrérages des Rentes conjïituèes à prixd argent & foncières.
IX e n r 1, par la grâce de Dieu, Roi de France & de Na-varre: à cous ceux qui ces présentes Lettres verront, Salut»Sur la remontrance à nous faite par plusieurs, tant Ecclésiasti-ques que de la Noblesse, ôc autres du Tiers-Etat, qui a'i'ant
(1) C’est I’Ecrit ciré dans une note ci-def-sus intitulé , Défenses de ceux du College.de Clermont , &c., par Pierre Barny, Jé-suite. M. de Thon dit qu’il n’y prit la qua-lité de Préfet des Confrères de Clermont,que pour se garantir de l’odieux attaché aunom de Jésuite. Voïez l’Analyse de cet Ecritde Barny, dans lc même M. deThou , Livreno. Deux ans après son Livre , il en parutun autre, sous le nom de François Desrnon-
tagnes, vu les mêmes chefs d’accusatiorïétoient réfutés d’une maniéré plus étendue-(z) De Mercœut
(l) On écrit Morlaíx : les Habitans vuevrirent leurs portes au Maréchal d’Aumontdès qu’il se présenta.
(4) M. de Thou entre dans lc détail deces faits, dans son Histoire, Livre cent onze*année ij?4«