Mé-prise DEtAUNi.
19 <S MEMOIRES
- i’a fait entendre à ses compagnons St Echevins , St à quelque»autres des Habitans de la Ville St lìgnamment aux Eccléíias-E tiques des Eglises Notre-Dame, aíant été participans desles bonnes résolutions , atìn que tous cuisent à se tenir prêtsavec leurs armes , quand l'heure leur seroit dite Sc qu’ils cn-tendroient le signal de la cloche de l’horloge , à l’cffet de quoifurent donnés aux principaux Habitans, leurs quartiers , aux-qucls ils se rangeroient avec ceux de leur dixaine. Le Duc deMavenne, soit qu’il fût averti en gros de cette délibération ,soit qu’il fût entré en doute & méfiance de ces Habitans, quiest le plus à croire, part de Dijon avec son fils, le premierjour du mois de Février, St s’en vint coucher à Beaune, ac-compagné de son fils St de Guillermé ( 1), Capitaine Comman-dant à Seurrc, & quelques autres ; où tout ce qu’il fit, fut qu’ilvit Tordre qui étoit dans le Château , changea la Garde de laVille , St ordonna qu’il n’y eût plus qu’une porte ouverte ,qui fut gardée au premier Corps-de-Garde en dedans par lesHabitans , St au second en dehors St à la barrière par les Sol-dats , pourvut à y faire venir quelques quatre-vingt Soldats depied de renfort St une partie de la Compagnie du sieur deTienges, conduits par le Capitaine Moutiller , qui étoit lorsà Savigny , auquel Montillct il écrivit à cet effet. Et n’eûtété la parole prise St résolue avec M. le Maréchal du jour del’exécution, à laquelle le Maire pensa qu’il ne failoit pointfaillir, St que cela importeroit de trop, étant incertain quelempêchement pourroit avoir M. le Maréchal, de ce jour-là ,qui étoit le premier jour de Février, l’exécution en eût été faiteSt eustent les Habitans pris les armes, St le Duc de MayenneSt son fils pris dans la Ville, St le pouvoient dès-lors faire ,voire plus aisément que tout qu’ils firent depuis ; mais Dieuréserve les Usurpateurs à quelque plus grand exemple. Le Ducde Mayenne, le lendemain, à savoir, le deuxième de ce moisde Février, St après avoir mis cet ordre à son affaire, partit deJa Ville , avec son fils St Guillermé, pour s’en aller à Châ-lons , distant de cinq lieues , après avoir recommandé la gardede cette Ville, au Capitaine Montmoïen, par toutes les re-commandations les plus particulières qui se peuvent penser ,jufqu’à lui user de ces mots : que qui lui ôteroit cette Ville ,seroit autant que qui lui arrachcroit le cœur du ventre. II nefut si-tôt parti, que Montillct, avec partie de la Compagniedu sieur de Tienges St ses quatre-vingt Soldats, par lui or~
Guillermino , MUanois, fameux Assassin,
donnes