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dorme gage de leur affection , Lc nous pourront abandonner 1595.avec autant de legereté , comme ils se sont départis de ceux conversionavec lesquels jIs avoienc été nourris. Si cette conversion procé- DE Pierrsdoit d’un zele envers la Religion Catholique, Apostolique g^ CAHlER *Romaine , qui fut né par une longue instruction précédente , jem’en réjouirois avec vous. Mais que peut-on esperer d’un hom-me, qui par désespoir s’est jetté avec nous? Je vous toucherail’histoire de cette conversion prétendue en peu de mots , tk en-tant que loisir me le pourra permettre. Maître Pierre Cahier na-tif de Montrichart en Touraine, d’une Maison fort pauvre , enson jeune âge entretenu aux Ecoles d’humanité par un Gentil-homme d’honneur, esquelles aïant fait fruit , ceux de la Re-ligion prenant de lui quelque espérance , lui départirent lesmoïens pour étudier en la Théologie , oh aïant fait un progrès,ils le firent Ministre, selon les formes à eux accoutumées. Jene toucherai point quels ont été ses déportemens , il n’en estquestion. Je vous dirai feulement, qu’aïant en I’année mille cinqcentquatre-vingt-deux, ou environ, été constitué Ministre furl’Egiïse de Poitiers , pour ceux de la Religion , à Montreuil-Bonnin , il donna aussi-tôt à connoître quel étoitlebutde ses in-tentions , Le combien son naturel étoit enclin à la légèreté Scambition. Car aïant trouvé commodité d’entrcr en la Maisond u Roi (i) , il quitta son Eglise , se mit à la suite de la Cour,oh il a jusqu’ici vécu , &C étant approché de la personne de Ma-dame (zl, il a icelle instruite 8 c confirmée en la Religion, dont lesfondemens lui ont été donnés dès fa naissance. Depuis qu’il aété à la fuite de cette grande Princesse, la crainte que l’on avoirde donner scandale au Peuple, a fait dissimuler beaucoup dechoses qui máritoient une censure exemplaire : il n’est besoinde toucher celles, quorum nox conscia sola efi. Le livre pourraison duquel il a été déposé, en donne allez de témoignages {3).
II vaut mieux le supprimer que publier, le reproche en tombe-roit sur nous , qui l’avons recueilli. Une chose me fait jugerl’extrême foibleílò de son esprit , en ce que faisant , comme il
fi) Cayet fut fous-Précepteur d« Henri re, fur l’an ij 95, dit expressément qij’ild’Albret, Prince de Bearn , depuis le Roi n’étoit point l’Auteur de cet Ouvrage , SCHenri IV, dès tjtfi. qu’il n’avoit jamais pensé à le faire impri-
(1 Catherine , Princesse de Bearn , de- mer. On trouve dans le même endroit fapuis DuchelTc de Bar , Sœur de Henri IV. Défensesuiles chefsd > a<'.cu(ationquiluifu-Cette Princesse le fit venir a Pau en 1 j »4, ,& rent intentés par le Synode , qui procéda àce fut elle qui l’amena depuis a Paris, où il fa déposition, & que le dépit seul de softeut lieu de connoître M. Duperron changement avoit suggér és.
0 ) Cayer,dans fa Chronologie Novennai-
Tomc Fl. S C