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d n PierreCahier.
334 MEMOIRES
Ec fi nous croïons Josephe , Joseph, antiq. lib. y. c.fin. ellesétoient tellement odieuses, que le mariage leur étoit interdit.Philon , Juif, Phil. hb. i. de legib. pâlie bien plus outre :expliquant les Loix particulières ; car après un long discourscontre l’impudicité de telles femmes, ôc avoir touché les raisonspour lesquelles elles étoient chassées des Républiques des Juifs,il ajoute, partant une telle femme, comme une peste & tachepublique , fera lapidée; d’autant quelle a abusé des dons de Na-ture qu’elle devoit avoir ornée de vertus. II y avoit donc lapeine de lapidation , ensemble celle du feu, comme il sera tou-ché ci-après. Faut-il aucun témoignage plus clair, pour montrerla défense & peine de la paillardise ? Cahier ajoute que le précep-te cv /uoKîúzuç nes’entendque de certain péché ; &c que uoixtúiivvient de Trust rbftolov X i>iiíV i <] u od efi humidumfundere , quodfo-lum accipiendum affirmât , de eo qui digitis femen suscitât : voïezla saleté de ces paroles. Mais cette ignorance est aussi crasse quela premiere. Dans quel auteur a-t-il trouvé cette étymologie S Cpropriété de mot ? Certes cette étymologie ne tombera jamaisen l’esprit d’homme tant soit peu versé en la langue Grecque,&C est un vrai songe d’ignorant, ôc ne se peut confirmer paraucune autorité que de l’ineptie de Cahier. II n’yacelui qui nesache , combien cet acte est détestable , &c comme tel, réprouvépar les Païens , même par Martial, duqucl je ne veux représen-ter les paroles , de peur d’offenser les oreilles chastes.
Mais que le mot Mœchari doive être restreint à cette signifi-cation particulière , il n’y a point d’apparcnce , & se pourroitmontrer par la collation d’infinis lieux , tirés des anciens livres ;mais ce seroit en vain , nous avons le consentement de l’Eglise,qui a compris fous ce mot toutes sortes de copulations &: con-jonctions hors le mariage , mêmes celles des femmes publiques.Laitance , Lib. i. chap. z 3. Non tantum , dit-il, alienis totis queeattingere non licet , verìwi ètiam publicis vulgatisque corporibusabflinendurn Deusprcecepit. Et Saint Ambroise, lib. 1. des Pa-triarch. chap. 11. se moque de quelques-uns de son temps , dis-solus Le perdus, semblables à Cahier , qui disoient, que le seuladultéré étoit défendu; que l’usage des Putains étoit licite , vuque par la Loi de Dieu, dit-il, il n’est loisible àThomme & àla femme de se joindre qu’en légitime mariage. Pareillementl’erreur des Béguines a été condamnée par les Papes. Clem.ad nofiram , de hceret. in Clement. qui disoient , la copula-tion de l’homme Lc de la femme n’être péché , d’autant quel-