DE LA LIGUE. ?47 __
f ieuse, pour vous montrer qu’elle affìirance nous pouvons avoir 1595.
e celui qui a proposé son cheval aux Catholiques. II suffit d’a- Conversionvoir touché le sujet de cette conversion, qui procede d’une DE 1>URREpure avarice Sc désespoir de sa mauvaise vie , dont ne saurions * *nous prévaloir ; & semble que telles gens , lorsqu'ils veulent gou-rer les délices, ou éviter la rigueur de leur discipline, se jet-tent devers nous, afin que leur scélérité (1), qui ne peut êtretolérée par les Ministres, soit reçue Sc approuvée de nous , augrand scandale de i’Eglise. Si desirez de moi plus long discours,je vous en ferai part, lorsque je me pourrai dérober aux affairesordinaires de ma vocation. Cependant aimez toujours celuiqui est,
Votre plus humble Sc affectionné serviteur.
A Paris , ce premier Décembre i5gò.
Avertissement.
I_jE Duc de Mayenne avoir dès le mois d’Octobre de l’an précédentcommencé à chercher la grâce du Roi ; enfin il y fut reçu, rendant Coif-fons , Pierrefont & autres Places. Et fut de fa réception dressé l’Edit quis’enfuit.
EDIT DU ROI ,
Sur les Articles accordés à Monsieur le Duc de Mayenne ,pour la Paix en ce Royaume ( 2 ).
n e n r 1, par la grâce de Dieu , Roi de France Sc de Na-varre, à tous présens Sc avenir, salut. Comme l’office d’unbon Roi est d’aimer ses sujets comme ses enfans, les traitercomme tels, Sc croire que leur félicité est la sienne. Dieu Sc
(1) Pour Scélératesse.
(i) Dès le 31 Janvier 1396 Ic Duc deMayenne , accompagné de six Gentilhom-mes , étoit venu trouver le Roi à Mousseauxpour baiser les pieds de Sa Majesté ; 8c il enayoit été reçu très favorablement. II soupamême le soir avec le Roi. Quelque tempsaprès le Roi termina raccommodement du
Duc de Mayenne, que M. Jeannin, Présidentau Parlement de Dijon, négocioit depuislongtemps. Cet accommodement fut faitau Château de Folembay, bâti par Fran-çois I, dans la Forêt de Coucy. L’Edit qu’ondonne ici en fut le sceau. Voiez ce qu’endit M. de Thou, en son Histoire > Livren t, année 13-6.
Xxij