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MEMOIRES
i S9-’-L’ Archï diNoí.
Jcsus-Christ Sc les Apôtres en parlent autrement: Jefus-Christla fait parlante Sc rendante témoignage de lui, a u 5. des Jean ;Sc au douzième chapitre , il introduit Isaïe parlant de lui. S.Paul au troisième des Romains , dit, que la justice de l’Evan-gile a témoignage de la Loi Sc des Prophètes. La parole de Dieu,ait i’Apôtre , Hebr. 4. est vive Sc efficace , Sc plus pénétranteque tout glaive à deux tranchans , Sc atteint jusqu’à la divisionde Famé , Sc de l’cfprit, Sc des jointures , Sc des moelles ; Scest juge des pensées Sc intentions du cœur. Au chapitre 11. ilnous exhorte de ne mépriser celui qui parle encore tous les joursà nous, à savoir notre Seigneur Jefus-Christ. Et quelle honteest-ce de dire que l’Ecriture ne s’explique point? Quand il estdit, ne jurez aucunement, Matth. j. L’Ecriture nes’expofe-t-elle pas ailleurs, Hebr. 6. En quel cas le serment a lieu ? Quandil est dit, Jean. 14. que le Pere est plus grand que le Fils , l'E-criture ne s’expofe-t-elle pas, Philipp. 2. contre les Arriéras,qui abufoient de ce passage, que ce n’est pas selon la naturedivine, ains selon la nature humaine, Sc forme de serviteur,qu’il a prise étant obéissant à son pere jufqu’à la mort ? A peinese rencontre un seul passage difficile en l’Ecriture , dit SaintAugustin , lib. 2. doctr. Christ, cap. 6 . qui en un autre endroitne se trouve dit très clairement. Quel blasphème , je vous prie ,est-ce de dire que l’Ecriture est une chose morte, oiseuse,comme ce gentil Docteur des trois vérités écrit ? Lc que l'E-glife tient le principal lieu ; Sc cependant l’Eglife ne peut por-ter titre d’Eglife fans la parole de Dieu , Sc a tout son lustred'icelle.
II ose bien passer plus outre , Sc dire que l’Ecriture n’est pointsi absolument nécessaire que l’Eglise, Sc qu’en notre croiancenous sommes tenus de croire l’Eglise, Sc non les Ecritures. Oparole non théologale , mais pleine d’impiété ! Car que nouscommande Sc recommande Dieu , sinon de croire en fa paro-le? Quel est l’objet de notre foi, sinon la parole de Dieu, enlaquelle nous appréhendons Christ promis ès Saintes Ecritures ?Voilà pourquoi notre Seigneur reprochoit à ces deux Diíci-ples qui alloient en Emmaus, Luc. 24. leur tardiveté à croireen toutes choses que les Prophètes ont prononcées. Etau cha-pitre 5. de Saint Jean : si vouscroïcz à Moïse , vous me croi-rez , car il a écrit de moi. Or si vous ne croïez point aux écritsd’icelui, comment croirez-vous à mes paroles ? Mais ce n’est pasde merveille, si ces gens-ci blasphèment contre la parole de