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s’ingerent aux Charges Ecclésiastiques. Mais les bonnes gensachoppent toujours à une même pierre ; c’cst qu’ils Fuient ,comme il a été dit ci-destùs, les bonnes définitions , plus quele Diable leur eau-bénirc. Car vous les ouirez a fiez crier 6c son-ner haut ces mots d’Eglife , de vocation ; mais de définir 6cexposer que c’est, là ils perdent leur Latin. Si vocation ordi-naire , Apostolique 6c légitime , est de briguer un bénéfice ,courir en poste à Rome , user de simonie, grailler le sommetde la tête 6c le bout des doigts, savoir un peu hurler fur duparchemin, 6c être envoie ou confirmé par un Evêque , quiçonnoît auífi peu la doctrine ou la vie dcccMeíîire , qui feraenvolé Curé, Chapelain ou Diacre, que nous connoiífons ence Pais la capacité des Gymnofophistcs des Indes : à la vérité,telle vocation n’ont les Ministres des Eglises Réformées. Maisíi on appelle , comme à mon avis , il faut appeller vocationlégitime 6c ordinaire , celle qui est conforme à Tordre que Dieua établi en son Eglise 6c aux Canons vraiement Apostoliquesqui fe trouvent au 3 Chap. de la 1 à Timoth. 3 & au 1 Chap „de UEpijl. cl Tite 3 fie longtemps pratiqués par l’Eglife pri-mitive , nous pouvons dire, en bonne conscience , que lesMinistres de nos Eglises Ton t, 6c qu’il n’y a rien que nousdétestions plus que les coureurs qui courent fans vocation 6cfans suffisant examen de la doctrine 6c des mœurs ; 6c détes-tons spécialement la confusion des Anabaptistes , qui reçoi-vent pour Prêcheur le premier Savetier, ou faucheur d’estrainou de foin , qui fe vantera de quelque révélation, ou qui aurala langue pendue par-deíïùs les autres, 6c saura mieux con-trefaire Thoinme mortifié. Et de fait, on trouvera que per-sonne ne s’est, depuis foixante-dix ans, qu’on a commencé àparler d’Anabaptistes, plus vivement opposé aux Anabaptistes,tant en colloques 6c disputes , que par Ecrits publics , que lesDocteurs 6c Ministres de nos Eglises. Et ores, qu’au com-mencement quelques-uns font montés en chaire, lesquels n’a-voient été examinés en Consistoires ou Synodes ; fi est-ce qu'au-paravant ils avoient quelque vocation , 6c avoient charge endes Universités, où ont été approuvés 6c confirmés par Tau-to'rité des Magistrats 6c de leur Eglises , qui ont reconnu leurdoctrine être conforme à la parole de Dieu, 6c qu’iîs avoientles dons requis à telle vocation. II est vrai que nous déploronstous les jours la négligence 6c froideur de plusieurs , qui ne fontrel devoir qu’ils devroient à avancer la jeuneíîe aux Etu-Tome VI. G g g
1596.
L’Arche deNoé.