Band 
Tome sixième.
Seite
431
JPEG-Download
 

DE LA LIGUE 43, _

infinité de maux présens ; Sc agastes dc tous côtés avec une a ni- 1597mosité , une cruauté sufiìíante à ranger au désespoir les pluspatiens du monde. Or , ce désespoir nous le combattons au nES eglTIi tmoins mal qu’il nous est poíîible , Sc eílaïons de nous fortifier rï'ioí.mì’ïs»à l’encontre , par une opinion de votre volonté , Sire ; estimantqu’elle, qui s’est montrée si bonne si humaine , si prompte àceux qui lui ont fait de tout temps si cruelle guerre , ne sauroitêtre , ni mauvaise, ni tardive à l’endroit de nous , qui ne fumesjamais autres que vos très affectionnés serviteurs. Ec cette opi-nion perdue, si nous sommes contraints de la perdre , que nouspeut-il rester de foulas , d’espérance ? C’est aussi par-là, Sire ,c’est par-là qu’on nous mine. Au vu Sc su de tout le monde ,on y travaille ; on recherche , Sire , tous moïens d’engagertout doucement Sc par dégrés votre volonté , votre conscienceà notre ruine. On persuade premiercment Votre Majesté d’al-ler à la Mcsie. Etoit-ce pas dé j a vous séparer par trop de nous ,en rompant ce lien qui nous avoir si long-temps estrainsà vous ;démoliíîànt ce fondement fur lequel étoit bâtie cette prompteallegreíïè que vous avez vue en tous ceux qui faisoient profes-sion de piété, à vous suivre Sc servir lorsque la Couronne , non-seulement n’étoit point sur votre chef, maissembloit le fuir lsplus , Sc que toutes choses aidoientà vous en déclarer incapa-ble ? Or , nous souvient-il bien des protestations que sit VotreMajesté en même temps , de ne vouloir jamais consentir à nosmalheurs, de se rejetter plutôt parmi nous, que d’accorder 3.nous faire la guerre. Nous souvient encore, que ceux qui vouspoustoient à cela , Sc craignoient que le déplaisir que nous enrecevrions ( comme certes il a été grand ) ne nous poussât à des-résolutions violentes ; ( Sc loué soit Dieu- de ce que l’évenementa sait paroître tels soupçons venir plutôt de leurs passions qusde notre mérite, a fait paroître , que nous ne prenons point la.

Religion pour prétexte dedésobéissmee à nos Rois ) : ceux-là,,dis-je , nous souffloient à l’oreille de grandes promeíles de l’a-vantage qui nous reviendroit de ce changement : comme si du?mal l’homme potivoit tirer du bien , pouvoir que Dieu a réser- *

vé à soi sans exception. Ils disoient donc , que n’y aïant d’al-teré que le dehors , ( comme il étoit bien malaisé de croire quedes simples raisons d’Etat puílènt résoudre une conscience ins-truite à croire que i’Etat doit marcher après Sc bien loin après laReligion, suivant ces maximes ; cherchez fur-tout le Roïaumede Dieu. Que sert-iià un homme d’acqnérir tout le monde Sc.