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ces maux passes &: ces maux présens nous menacent pour l’ave- i397.nir ; ôc ainsi instruits , prennent envie de rapporter ce qu’ils Plaintisont de bon en leurs désirs , de ferme en leurs avis , d’asturé en DE . S Egli , ses
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leurs moiens , pour s oppoler a ceux qui empecheroient volon-tiers le cours de votre bonne volonté, ôc favoriser ceux qui nedélirant point de survivre à cet Etat , veulent seulement êtreconservés dans içelui , en craignant Dieu , ôc servant VotreMajesté,
Nous nous plaignons donc en un mot de tous les François.
Non qu’en un lì grand , si peuplé Roïaume , nous pensionsqu’il ne s’en trouve encore à qui le cœur saigne de voir des in-dignités si dénaturées ; mais que nous sert tout ce qu’ils peuventavoir de bon , d’humain , de François ? Une partie d'eux est simolle , si craintive , qu’elle n’oseroit seulement faire semblantde n’agréer ce qui lui déplait ; ôc si lorsqu’ils nous voient ainsimalmenés, ils prennent la hardiesse de le détourner, pensentbien avoir fait plus que de leur devoir ; encore tremblent-ils depeur d’être pris pour fauteurs des Hérétiques ; car ainsi calom-nic-t-on ceux qui ont tant soit peu de compaísion de nous. Ettous ensemble montent si peu , qu’ils ne parodient commepoint. Quoi que ce soit, nous n'en amendons nullement : qu’ilsnous excusent donc si ( comme c’est l’ordinaire de mesurer letout à la plus grande partie , laquelle a même accoutumé de sedire la plus faine) nous parlons comme fans exception. Leurconscience les séparera astèz d’avec ceux qui par leur malicedonnent occasion à nos fortes douleurs , à nos justes doléances.
Les Prêtres, les Moines, en un mot, tous ceux qui en PEgliseRomaine s'appellent Ecclésiastiques , font nos ennemis mortels,
& en font profession ouverte (1) ; ôc avec quelque occasion,puisqu’ils font résolus de continuer la possession des aises, queleur ôteroit la simplicité de l’Evangile que nous embrassons.
Leur vie témoigne cette haine , leurs sermons la publient. Ilspenseroient être excommuniés, ôc ( ce qu’ils craignent bien da-vantage ) se rendre dignes de perdre la marmite , s’ils étoient
(1) Cette plainte, comme beaucoup d’au- mouvemens ? Toutes ces plaies & beaucouptres contenues dans cet Ecrit, étoit auîi bar- <Eautres étoient encore récentes en 15-7.die qu’injuste ; car outre que ceux qui se Falloit-il donc tiouver si étrange , dit Sou-plaignent possedoient encore tous les biens lier, que les Ecclésiastiques & les Peligieux,Ecclésiastiques dans tous les lieux où ils qui avoient échappé à leurs cruautés,en eul-«t oient les plus forts ; qui ignore les extrç- sent conservé le souvenir ; & sur tout dansmes violences qu’ils avoient contre les Prê- un temps où la plupart étoient encore chas-tes & les Religieux, depuis les premiers sés de leurs Eglises & de leurs biens ? ^
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