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Tome sixième.
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PlaintesDf.s Egliseskí’eorme'es

434 MEMOIRES

une seule fois descendus de chaire , fans avoir tempêté contreces méchans Hérétiques, (ainsi leur est il permis de nous outra-ger) s’ils n’avoient crié, qu’il faut tout mettre à feu & à sang.’ Misérables, qui ne savent pas à qui ils le prennent ; mais plut àDieu qu’ils íulìént íeuls. Ce ne feroit que paíTe-temps de les voir,au plus bouillant de leur colcre , c aller leurs chaires à grandscoups de poing. Au partir de-là , nous n’en vaudrions pas moins,le repos public n’en feroit gueres i n te relie , &. on en feroitquitte pour leur donner des chemises à rechange. Au pis aller,il yauroit bon moïen de les rendre , ou meilleurs , ou plus rete-nus. Mais quoi ? La Noblesse § le Peuple , instigués par eux , &Cfe baillant pouffer au vent de leurs prêches séditieux , en veulentauíìî à nous , fe rendent exécuteurs de leurs pallions , Le mettenten œuvre toute forte de violence. Voire la Noblesse qui fe vanted’êtrc le soutien de l’Etat, tk. ne voit pas combien elle dérogeà cette honneur , de chercher la ruine de l’une des bonnes par-ties de l’Etat. Le peuple qui maudit avec tant d’cxécrations lesguerres paíTees qui l’ont réduit à une désespérée misère, èc neveut fe ressouvenir que ce font ces violences qui ont causétout ce qu’il a déja senti. Les Magistrats, tant souverains quesubalternes, qui parle dû de leur Charge, font obligés à de-meurer neutres , ou plutôt à fe porter pour Juges équitables ,Lèse disposer, en rendant justice égale -à maintenir les bons , lespaisibles , châtier les mauvais , les séditieux ; ces Magistratsnattent ces pallions des Prêtres , fomentent ces séditions du Peu-ple, applaudissent aux violences de la Noblesse; & qui pis est,y contribuent leur autorité , leurs Sentences, leurs Arrêts ; Lcque ne fe permettroit une populace, qui fe promet impunité ?Restent nos Seigneurs du Conseil. Si ceux-ci au moins , qui onttout l’Etat entre les mains , & l’ont pour le conserver , vouloientnous en reconnoître partie , vouloient affectionner notre bien,comme du reste; vouloient au moins n‘affectionner point notreruine. Mais au contraire , ils nous montrent tant de faveur(pour ne dire pis ) que beaucoup moins fuffiroit pour animerceux , qui ne demandent que deux doigts d’occasion , pour nousfaire une braílê de mal. Bon Dieu! qu’il n’y ait Ordre aucun,aucun état en France, de qui nous puissions nous promettre sou-lagement ! Mais bien de qui nous puissions ne craindre pointnotre ruine !

Us savent combien nous sommes jaloux de la liberté de nosconsciences pour servir Dieu , comme nous croïons qu’il faut