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Tome sixième.
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D E L A t I G U E. 447

On n’a pas épargné même Puimirol, une des Places qu’on nousavoir données pour fureté. Bien pis , Seine, qui écoit de mêmenature en Provence , a été depuis six mois entierement rasée ,par deux Arrêts du Parlement d’Aix. Celui de Bourdeaux en adonné plusieurs contre le sieur de Duras, Pun des plus signalésSeigneurs de Guyenne, pour lui faire démolir son Château deVillandrau , sous prétexte qu’aïant été surpris par la Ligue , ilavoir apporté del’incommodité à Bourdeaux; Lc toutesfois laisséen paix la maison du sieur de Castelnau , Chef de ces Ligueursqui tenoient Villandrau. Elle a tant fait auífi envers Monsieurle Maréchal de Matignon, qu’il a expédié commission au sieurde Barrau, pour démanteller Milan , lieu appartenant à Ma-dame , & qui a été rebâti par les Habitans & à leurs propresfrais, avec commiísion expresse de Sa Majesté, adressante ausieur de Pecharnaud , dont Pexécution n’a tenu qu’à la difficultéqu’y a apportée la résolution des Habitans , délibérés de fairevoir combien ceux de ce parti savent défendre leurs murailles.Aigues-mortcs étoit en Languedoc , Ville d’ôtage. Pour nous yinquiéter , on en a tout fraîchement démembré le Fort de Pef-quais, qui en dépendoit de toute ancienneté , & fans lequel onpeut dire la Ville être presqu’inutile ; on a encore diverti les de-niers assignés pour la fortification. Par la capitulation avec M.de Mayenne , on lui a accordé non-feulement Castillon , quiappartient à Madame fa femme , mais aussi Chasteleraud. Eton a bien pis fait à Monfenis , la feule Place que nous avionsen Bourgogne , prise feulement depuis deux mois , par des gensqui se vantent d’être serviteurs du Roi, Lc avoir eu comman-dement de faire ce qu’il s ont fait ; comme aussi quand le Capi-taine Saint Matthieu , qui y commandoit , s’cn plaignit enCour, & à genoux en demanda justice ; on lui dit, qu’il ne lafalloit .point avoir demandée pour les Eglises. Bel exemple ence temps ici, qu’on dit nous être si assuré. Bel exemple pournous apprendre à ne nous fier de rien qu’on nous promette ,que fur bons gages. Mais â quel propos ( dira-t-on) ces Places,ces Garnisons , quand il est question de l’exercice de la Reli-gion ? Que plut à Dieu que la Religion , ou pour mieux dire,la haine qu’on porte à la Religion, ne nous donnât point oc-casion d’avancer ces particularités pour plaintes. Certes ce nefommes-nous pas qui prenons plaisir à consumer les financesdu Roïaume , comme plusieurs nous calomnient, & comme lefont ceux qui, fans avoir occasion de craindre y même nous

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Plaintesl>es Eglisesre'iokme'ls.