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depuis òtés? Pour faite fes prières ordinaires ? Sire , cet exem-ple II remarquable nous transit de peur. Qu’on n’ait pointépargné la mémoire d’un Prince si grand ; d’un Prince , qui ou-
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Plaintfs
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tre la grandeur de la Maiíon , ( votre Maison , Sire ) , avoir tant Rt ’ FOKME ts *obligé PEtat. Qu’on 11’ait fait nul compte des larmes, c’est-à-dire,du sang de la conícience de cette enfance? On nous paie làdessus des considérations de PEtat ; &í c’étoit cet Etat que sonpere avoit tant obligé ; Le c'est un de nos griefs , qu’on opposePEtat à la conscience , qu’on s’en sert pour étrangler notreconscience ; Se c’est la source de tous nos griefs , qu’on imaginecet Etat, un Etat dont nous ne foïons point partie; un Etat quipuiífe ou doive même subsister par notre ruine : revenons aucommun. La Cour de Parlement de Rennes donna un Arrêt lepremier jour de Mars nonante & quatre , que fur peine de lavie, on n’eût à manger de la viande en Carême : Sc ne fut plu-tôt publié qu’une Inquisition fut dressée presque Espagnole ,qui par maniéré de dire , ne laissoit coin à fouiller , pot à dé-couvrir ; comme aussi l’Arrêt portoit exprès commandementaux Sénéchaux des Jurifdictions Roïales & autres Subalternes,de faire la visitation des maisons une fois toutes les semaines.
Et combien de fois l’avons-nous vue en Agde , Pezcnas , Mon-tagnac & Florenfac fans Arrêt, par la feule autorité de l’Evê-que , qui prenoit lui-mêrrve la peine de faire en personne Icfuret ? Combien de fois encore lui a-t-on vu courir les champs,pour saisir le bétail des pauvres Laboureurs , qui , non avertisd’une infinité de fêtes &C festillons qu’il y a en Pannée , s’ou-blioient d’aller à leur travail ? Lesquels il contraignoit puis deracheter leurs bêtes, de grostes sommes d’argent : voire mêmeès fêtes non chomables entre ceux qui les aiment, &C ce , avectant d’inégalité qu’on lui a vu laiíïèr ceux de fa Religion tra-vailler tout'à leur aise, leur rendre mêmement leur bétail , (îpar mégarde il le leur avoit saisi. A Saurnur même on a vuemprisonner un pauvre homme à la poursuite du Procureur duRoi , pour avoir été surpris travaillant dans son logis , & fansscandale.
Toutes ces plaintes jufqu’ici représentées , font non feule-ment pour la Religion , mais aussi en ce qui est proprement& directement de la Religion , fur laquelle nous sommes endifférend avec les prétendus Catholiques. Sont-ils contens decela? Nous font-ils plus traitahles ès autres choses ? Nouslaistent-ils au moins paisibles en la possession des choses civi.-Tom. VI . M m m