Band 
Tome sixième.
Seite
458
JPEG-Download
 

458 MEMOIRES

l cs ff ue ^ a ture nous a acquises,nous a faites communes avec eux,nous aïant faitnaîtreFrancois auíìi-bien qu’cux?Quelqu’un le pen-pïs Eguses íeroit ; mais qu on nous prête encore un peu les oreilles ou leske eorm^es. y eu x, 8 c nous ferons voir qu’une si mauvaiíe volonté de nos Ad-versaires! quel malheur ! qu’il nous faille ainsi nommer nos com-patriotes ceux avec lesquels nous vivrions si volontiers, pour les-quels nous mourrions 11 volontiers , s’ils vouloient le souffrir ) nepeut s’affouvir , n’a point de bornes. Si le récit de tant d’indigni-tés ennuie , qu’on croie que nous nous paílcrions bien ausside les ramentevoir ; mais puisque nous y sommes, il fauts’endécharger le cœur ; il nous fait encore bien plus de mal deles souffrir. Cette nature qui nous a faits Bourgeois de la France,fans doute nous a donné part aussi à tous les droits de la Bour-geoisie Françoise , lesquels la courtoisie naturelle aux Françoisvient à communiquer même aux Etrangers. Les Edits aussi queles feux Rois nous avoient donnés, 8 c auxquels on nous veutasservir encore, nous confirmoient en ces mêmes droits , nousautorisant en l’instruction de nos enfans , en piétébonnesmœurs 8 c sciences humaines ; voulant qu’on les reçût ès Collè-ges 8 c Universités que la libéralité des Rois entretient pour lebien de leurs Sujets indifféremment ordonnant que nos pau-vres soient également admis aux Hôpitaux 8 c fubstantés desaumônes publiques r voulant enfin qu’en toutes charges , hon-neurs 8 c dignités, tant de la Police que de la Justice, nouspussions etre installés , comme capables 8 c de nature 8 c de conscience autant qu’aucuns autres. Et toutesfois à Falaise étantdécouvert un Maître d’Ecole , il fut condamné à une amende ,Lc banni de toute la Vicomté. Un autre , nommé Maître Jac-ques, a été banni de Scnlis. A Romans, il n’y a guere plusd’un an , qu’on en chaffà deux fans forme de justice. Il a pli*-à Sa Majesté de donner à la Ville de la Rochelle permissiond’y dreffer un Collège. Les Lettres présentées pour la vérifi-cation , furent répondues en ces propres termes : la Cour n’ypeut entrer. A la seconde jussion est dit : l’Arrêt de la Coursortira son plein 8 c entier effet. La Ville de Montelimart s’estaussi ressentie de la libéralité du Roi, obtenant privilège d’é-riger une Université ès Arts seulement. La Cour de Grenoble,répond simplement 8 t en trois mots: n’y a lieu. Sur cela onobtient une seconde jussion , laquelle on présente. Après plu-sieurs requêtes qu’il fallut présenter l’une sur l’autre, on la rendà toute peine r ayee telle injustice, qu’on n’a pas tant feule-