4 St MEMOIRES
—-- s’en départir , que l’Etat soit vacant & impétrable. Cela sot
1 ^7- pratiqué par le Parlement de Paris, en la personne d’un Af-c -5 ^Esuses soldeur de Saumur, & de Misere, Lieutenant particulier de Fon-Et EORME’Es. tenai-le-Comtc. A faute de ce faire , Aaron de Cormieres ,pourvu de l’Etat de Juge Roïal à Puimirol ; & de L’aage, pour-vu d’un Etat de Conseiller au Présidial de Poitiers , furentrenvoies, l’un par le Parlement de Paris, l’autre par celui deBourdeaux. Le Parlement séant à Beziers , du temps que Tou-louse tencit pour la Ligue , contraignit un jeune homme deNifmes, pourvu d’un Etat de Conseiller en icelle , à l’abjura-tion , &C íi fe moqua par après de lui , pour n’avoir vouluconsentir à la vacance, en cas qu’il vînt à fe repentir de farévolte- Et dans ce Parlement toutesfois, étant ce Présidentd’Auxerre, qui, à son arrivée en Languedoc, paílant par-les Villes de Niímes & Montpellier , où il sot reçu forthonorablement , promettoit merveilles en fes Haranguesde son équité, Sc égalité en l’administration de la Justice,fans acception des personnes. Madame aïant octroie à Maî-tre Jean de Romatet, l’Officc de Lieutenant principal au Siégé& Ressort de la Ville de Tartas, avec cette clause, qu’il enjouiroit comme en jouistoit son Prédécesseur, hormis l’Etat deLieutenant particulier , que ladite Dame entendoit de distrairepour l'avenir de l’Offîce du Lieutenant principal ; & ensuitede cette clause , Joseph de Sauguinet aïant obtenu ledit Officedistrait, il estaïa pou de temps après, fous quelque prétexte ,de supplanter ledit Romatet, &: le priver de l’Office qui luiavoit été octroie. Le procès en est dévolu au Parlement deBourdeaux. Les J u rats de la Ville de Tartas interviennent Scuallegent que Romatet est dc la Religion, & pour tant autori-serait fes semblables. Sur quoi le Parlement enfin débouta le-dit Romatet, Le adjugea Ion Office à Sauguinet. La mêmeCour ne voulut jamais recevoir à l’examen Maître Arnaud deGachon , pourvu de l’Etat de Lieutenant particulier à Bazas,íi bien qu’il a été contraint de s’en défaire à un , de contraireReligion. Par la premiere institution des Sieges Préíîdiaux , ilen sot établi un à Bergerac, qui continua jufqu’à l’an LXXf,que les Officiers de Périgueux fe servant du temps , en obtin-rent la fuppreíìion : Sa Majesté, toutesfois depuis son Ave-nement à la Couronne, en a octroie le rétablissement, & ena fait dépêcher Lettres Patentes en forme d’Edit, lesquelles ceParlement de Bourdeaux n’a jamais voulu vérifier : cela fait ,