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Tome sixième.
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468 MEMOIRES

““ aux Requêtes qui leur en font faites. Ceux de Bourdeaux , anp ain te bout de tr °i s ou quatre mois , octroient voirement le pareatis ;ris f.gusfs mais tout à point il fe trouve dans le registre un Arrêt , datéki'ïokme'es. de peu de jours auparavant, par lequel le procès est jugé. AGrenoble , les Conseillers , de la Religion , qui y font, aïantobtenu un Arrêt du Grand Coníeil, pour leur séance , ontpoursuivi six mois entiers l’octroi du pareatis. Ainsi ont cesJuges animés , plus de volonté & leur volonté plus de m oie nde nous nuire, que nous ne pouvons en l’autorité de Sa Ma-jesté trouver de remedes pour nous soulager. Mais l’animoíitéfe montre bien davantage, quand il est question des Edits ôcde la vérification d’iceux. Car font-ce des Edits en faveur de laLigue, c’est-à-dire, des plus grands ennemis qu’ait jamais eul’Etat ? On n’y trouve difficulté quelconque , auffi-tôt présen-tés , auffi-tôt vérifiés , homologués , enregistrés ; point de mo-difications , point de restrictions , point de /GlEr/m; personnequi y faste opposition. Sont-ce encore des Edits qui proscri-vent, qui bannissent les Huguenots ? C’cst-là qu’on triomphe ;jamais tant de courage, jamais tant de volonté: on y court,on n’a pas la patience qu’ils soient arrivés. Les Procureurs fontrage de requérir : les Avocats en leurs plaidoyers font autant deDemosthenes, de Cicérons ressuscités. La Cour prend ses robesrouges ; rien n’y est laiíîe en arriéré , tontes solemnités font*exactement recherchées. En veut-on preuves ? qu’on fe ressou-vienne de l’Edit de Juillet quatre-vingt-cinq. Y eut-il jamais-chose si solemnelle ? Vit-on jamais tant de feux de joie ? Et pourl’exécution , quelle pierre ne remue-t-on ? Ce seroit crime deleze - Majesté d’en laister le moindre article , la moindrelettre ,le moindre accent. Les moindres articles, les moindreslettres, les moindres accens , ce font autant de pilliers de l’E-tat. Tout crouleroit si on en ébranloit un. D’où tout cela , qued’une haine extrême que nous portent ces grands Corps ? Tour-nons maintenant de l’autre côté. Sur ces Edits , ainsi folem-nellement vérifiés & publiés , la guerre s’ouvre. Et c’est là qu’ontrouve les effets n’être point si aisés que les bravades ; qu’il n’cftpas si facile de forcer une Place , cent Places , que d’allumerdes feux par les carrefours. Qu il y â bien plus de peine à ga-gner une bataille qu’à vérifier un Edit en robe rouge. En unmot, I’épreuve fait connoître , qu’il n’y a rien de moins prêt queJa ruine des Huguenots , si malaisé à forcer que leur union , siimpossible à divertir que le secours, que leur réserve au besoin