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Tome sixième.
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D E L A L I G U E. 469

& à point nommé , ce grand , qui a pour son nom , le grand Dieudes armées , auteur & fondement de leur union. Cela met del’cau au vin des plus bouillans : ceux qui manient l’Etat, & nousvoient trop colés à l’Etat, trop encrés dans l’Etat, pour à leurvolonté périr seuls &C fans l’Etat, se voient forcés ou denou: souffrir ou de voir périr l’Etat. Enfin donc après avoirlong-temps exposé le Roïaume à toute sorte de maux, c’est-à-dirc , à une guerre civile , pour eílaïer d’éteindre le feu , qu’ilspourroient bien plus aisément, Lc avec plus de louange , n'al-lumer point du tout, on parle à nous , & plus doux. Aprèsbeaucoup d’allées Sc venues , de disputes , dc négociations ( carcombien de façon y emploie-t-on ?) on nous donne un Edit :Sc pouvez penser si restreint, si chétif; tel qu’il est , toutes foisil faut le vérifier. Et c’est-là que Meilleurs les Parlemens netrouvent jamais qu’il soit jour. Une infinité de remises, delongueurs, d’ennuis , de remontrances. Ongrabelle, on exa-mine. Pas un article qui ne soit impossible ; pas un mot qui neporte coup à l’Etat, si on les en croit. Enfin néanmoins si faut-il le vérifier: la nécessité preste , la guerre ennuie. Que font-ils?mille modifications , mille restrictions, mille rétentions. Etquelle inégalité est-ce que cela , bon Dieu ! Que ceux qui envoulu tout ouvertement au Roi, à l’Etat soient si favorisés.Nous qui ne respirons que le service du Roi , que le soutien del’Etat, soïons si rejettés 1 Que les Edits obtenus à la pointe del’épée , qui démembrent l’Etat, qui laistènt les ennemis d’ice-lui armés , qui en épuisent les finances , soient si soudain véri-fiés. Que ceux que nous obtenons , après qu'on s’est laste denous faire du mal, qui ne tendent qu'à nous ôter la craintequ’on nous en faste , qui ne portent que la liberté de nosconsciences , la fureté de nos vies , point d’avantages pour ag~grandir celui-ci ou celui-là; que ces Edits soient d’abordée jet-tés si au loin , soient enfin si maigrement vérifiés ! S. M. quelquetemps après son avènement à la Couronne , fit un Edit, par lequelelle révoquoit les Edits de la Ligue, des années 8 5. & 8 8. Edits quinous prenoient voirement à partie , mais pour prétexte : en effets’attachoient au Roi & à la Couronne ; Edits, les bouttefeux deces embrasemens, qui ont plus qua demi réduit la France encendres ; Edits qui ont failli, mais ffont de guere failli, à n o ie rnôtre patrie dans son sang; Edits enfin qui ont, ou peu s’enfaut, traîné après eux I’anéantisiement des Cours de Parlemens ;ensuite desqucls un Président Bïisthn a été honteusement pea-

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