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à plat à Toutrance & plusieurs autres lieux en Provence» Ceuxd’Angers en présentèrent une requête le 7.4 Novembre 95-,pour néant. Ceux d’Orléans, depuis la réduction de la Ville,ont supplié Monsieur le Maréchal de la Châtre de leur assignerun lieu ; Lc il n’y faifoit pas grande difficulté ; mais après enavoir communiqué avec le Maire , les Echevins & Officiers deJustice, il leur répondit que la Sépulture étoit une partie de í’e-xercice de la Religion ; 6 c que Sa Majesté avoit promis qu’il n’yen auroit aucun dans la Viíle ; si bien qu’on est contraint deporter les corps jusqu’à Jargeau , à cinq grandes lieues de-là ;encore faut-il ou le faire secrètement , les mettant dans descoffres 3 comme qui les déroberoit, ou en demander permission,à la Justice. Ceux d’Angoulefmc font en pareille nécessité d’al-ler à deux grandes lieues. Ceux de Saint Etienne de Furan aïantété dépossédés de leur Cimetière par Monsieur de la Guiche, parl’importunité des autres Habitans , prirent n’a pas long-tempsrésolution de fc pourvoir d’un autre ; & pour ce, tirent qu’unnommé Pierre Sparron acheta un champ joignant le premier,mais séparé d’une haute muraille. Cela ne fut plutôt su, queles Officiers, Consuls & principaux Habitans, assemblés en laMaison de Ville , mandent ledit Sparron : venu qu’il est , on lemenace de prison ôc maltraitement. Le Curé lui-même, en dé-pitant Dieu, (chose qu’il savoir bien auffi bien faire que sonoffice , pour le moins ) lui porte le poing à deux doigts du nez ,l’assure de le bien battre , & de faire piller sa maison , si à l’ins-tant il ne passoit revente aux Consuls , de ce même champ.Pierre du Marais , son beau-frere, là présent, ne pouvant seuf-frir ces violences, s’écrie qu’on avoit tort. Voix qui an matous ces raíîcmblés, par lesquels il fut tout soudain chaste 1 orsde la Maison de Ville. Enfin force fut de faire ce qu’on voulut.Et sur l’heurc même , le même Notaire, qui avoit pris le contratde la première vente, reçoit ce second, ÔC fait confesser à Sparrond’avoir présentement touché argent, contre toute vérité. Cefut le cinquième d’Août dernier. Voudroit-on plus de violen-ce ! d’injustice ? Et si on méprise l’extrême rage contre la Reli-gion, sera-t*on bien si corrompu de ne faire compte d’une telleconcussion , d’un larcin si manifeste , d’une fausseté si qualifiée ?Et c’est le Peuple, ou les Consuls pour le Peuple • c’est le Curé ;c’est le Magistrat qui devoir être sage & pour le Peuple ôc pourle Curé. A Vitri-le-François , aïant été présentée requête, afin<que ceux de la Religion fustent réintégrés en la jouissance d’un
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