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Tome sixième.
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PlaintesDES F.slisesRe'íqkml’í.s

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Cimetière par eux acheté , & paisiblement possédé depuis vingt--quatre ans , jufqu’à fan quatrc-vingt-citiq ; Monsieur d’Au-mours, Conseiller du Roi, à qui Monsicursdc Nevers les avoirrenvoies par Sentence du 28 Juin 95 , ordonna voircment qu’ils.jouirojent de ladite place , mais en limitant le nombre du con-voi à six ou huit personnes pour les moïens, Se à dix pour ceuxde qualité ; item le temps, de cinq à six heures du matin , Se sixà sept du soir, depuis Pâques jusqu’à la Saint Rémi ; Se de sixà íept du matin ; Se quatre à cinq du soir pour le reste de sati-née. Au mois de Janvier dernier , le Roi étant dans Rouen , ilcommanda de remettre entre les mains du Sr. de Villeroi, la clefd’un lieu que ceux de la Religion avoient autrefois acheté Seemploie pour leurs enterremens , à ce que la postêísion leur enfût rendue : ensuite de quoi y fut enterré de nuit un Ecuïer deMadame , nommé M. Lyon , Se tôt après quelque autre. Ce quela Cour du Parlement, par un Arrêt du 13 dudit mois, dé-clara être fait contre les Edits , Se fit défenses de continuer. ALimoges, quand on porte les corps au Cimetière de S. Astredans la Cité , lieu accordé par autorité de la Chambre Tripar-tie , érigée à Age m , en vertu de l’Edit de 77, tout le Peuplecrie , qu’il faut jetter cela dans les fossés, Se dégorgent mille in-jures fur ceux qui assistent au convoi. On va même puis aprèsôter la pierre dessus la foste, Se y faire mille ordures. Á Beziers,on décerna des emprifonnemens, à la requête du Procureur Gé-néral , contre tous ceux qui avoient accompagné le corps de laDemoiselle d’Ambcsaigues, Se leur fit-on parer de grosiès amen-des. A Bourdcaux, pour la conduite des corps Se fureté duconvoi, il faut acheter , Se bien chcrcment, la présence du Ca-pitaine du Guet, encore ne laistè-t-on pas de se voir hués parles rues. La veuve du sieur de Saint Matthieu y étant morte , àla poursuite du meurtre de son mari, fait par un Prêtre , neput être conduite qu’après avoir fourni la lomme de trenteécus. Mais oïez bien pis: une honnête femme , Bourgeoise , yfut une nuit déterrée , dévêtue dc son suaire, Se son corps laissértud fur la terre jufqu’au jour , qui découvrit au P euple ce spec-tacle misérable , honteux , hideux. Et qui croiroit que cela faità la barbe d’un Parlement , demeurât impuni ? demeurât, fansrecherche ? A Lyon , il fallut acheter la permission d’enterrer lelîeur de Benafech, de vingt écus. Et en fallut faire autant enFévrier 95 , pour une femme fort âgée, encore y eut-il du dan-ger que des mutins , qu’on trouva íur le chemin, n’y Estent du