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Tome sixième.
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DE LA LIGUE. 477

mal, s’ils n’cuílènt trouvé le convoi résolu de se défendre. ASaint Etienne de Furan , le Curé a lui-même , cn plein jour , àgrands coups de marteau , mis cn pieces les grossies pierres qu’onmet íur les foliés. Et bien pis : étant morte une bonne femme,■âgée d’cnviron cent ans, ains qu'on portoit lc corps en terre, yaïantcn la troupe quelques-uns des Gendarmes de la Compagniedu Bailli de Manofquc , laquelle pour lors y étoit cn garnison,le Curé alla lui-même en personne aux cloches, un jour de Di-manche , sonner le toesn. A ce son se ramaíle une fouie de troisou quatre mille personnes en armes , que ce Curé conduisedroit au Cimetière , de quoi eBraies tous ceux du convoi,se mettent en fuite, qui çà , qui là, abandonnant le corps àla merci du Curé, qui le ft enfouir en un lieu champêtre.Antoine de la Réglé , Damafquineur , décédé lc vingt-deuxdeSeptembre dernier, Sc enterré au lieu accoutumé à ceux de laReligion , de nuit Lc secrètement , fut lc lendemain déterré parce Curé , accompagné des Officiers de la Justice Sc des Consuls,,qui le portant à une grande lieue de là , le mirent dans unchamp contre le gré de celui à qui il appartenoit, lequel à cettecause la nuit suivante , le déterra encore une fois. La veuvevoïant une telle cruauté , s'en va à Lyon se plaindre à Messieursdes grands jours Sc demander justice. II fut ordonné par Arrêt,que ce corps feroit enterré en un champ appellé Le u r ton Scne ft-on semblant aucun de penser à punir tels excès Sc f énor-mes. Lâcheté qui enhardit tant ce Curé Sc ce Peuple , qu’ils-menacèrent de faire un maíïacre , f on se mettoit en devoirde faire exécuter PArrêt ; ains fut-il force de porter ce corpsailleurs & hors du terroir. C’est ains qu’on nous garde la foipublique; ains pratique 011 ces Edits dont 011 veut que nousnous contentions, Sc toutefois c’étoit déja une injustice , agrééevoirement par nous, mais feulement pour fuir la guerre , pourmontrer combien nous avons d’envie de voir i’Etat en repos ,voire à notre désavantagé , Sc pourtant pas moins injustice.. Carpourquoi nous assigner ou nous contraindre d’acquérir des Ci-metières à part ? Nos Peres avoient leur droit en ceux qui étoiencdéja, Sc étoient publics Sc communs. Nous ont-ils pas laide hé-ritiers de leurs droits cn cela, aussi-bien q u'en cet air François,que nous humons ? aussi-bien qu’ès Villes que nous hantons éaussi-bien qu’en maisons que nous habitons ? Sc les nous ont-ilspas laides pour les conserver? pour les laiíler aprés nous à ceuxqui sortiront de nous, comme nous sommes sortis d’eux ? Ott

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