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Tome sixième.
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D E L A L I G U E. 505

íes íecourent,Ja Place est grande,les provisions ôc munitions moin-dres qu’on ne s’imagine. II nous manquera beaucoup de choiestout d’un coup , 6c de ce coup-là beaucoup se ressentiront (ij.

SECONDE LETTRE

Du même au même , écrite le quatorzième jour d'Août ié>Ç)J-

J’a 1 reçu le 21 une Lettre de Votre Altesïè du 6 Août : j’yai répondu le douzième, 6c vous en ai écrit plusieurs autres,dont vous n’avez point accusé la réception ni la venue des Mes-sagers que je vous ai envoies fort souvent, pour vous faire rap-port de bouche. J’ai eu avis de Dom loua n de Cordoua, quedeux d’iceux ne font point arrivés à Dourlans ; ôc comme celles-là se sont perdues, je fais le même jugement des autres queje vous ai écrites. Et encore que í’Ennemi use de diligencepour les surprendre, il en viendra par miracle quelqu’une en-tre vos mains. II est temps maintenant que nous cessions d’é-crire ; car je travaille avec les Soldats ôc Bourgeois, au rave-lin , auquel en peu de jours j’attends la continuation de labatterie de l’Ennemi par trois côtés. Nos défenses font bienvisitées de son artillerie. La nôtre ne peut jouer qu’avcc grandedifficulté; elle est offensée de la leur, encore que l’entrée ensoit couverte, comme j’écrivis à Votre Alteíle. L’Ennemi tientdéja un ravelin de gazon , auquel il nous a a saillis avec toutela France : il leur en a couté plus de cent de leurs plus bra-ves. II nous demeura entre les morts 6c les blesses, 6c ils nousle firent quitter deux jours après , 6c nous en chassèrentavec la sape 6c la mine. Ils donnerent le feu à une mine quin’offensi personne, 6c aussi ils nous demeurèrent redevables.Car quelques Simons Magus ( 1 ) volèrent la hauteur de six piquesen une autre mine. V o us me mandez que je vous donne avis dece qui importe. Je ne vous veux dire tout ce que vous désirezpar vos dites Lettres du sixième d’Août : les discours humainsfont faillis. Notre espérance est en Dieu, ôc en la prestee ve-

(i) La sortie dont on parle ici fut en effet Les Assiégés ne perdirent qu’environ quarre-la plus sanglante Lés François y perdirent vingts hommes.

environ neuf cens hommes & bien de la No- (z) C'est-à-dire , quelques nouveaux Si-blesse. Henri Davila , Auteur de l’Histoire mons, Magiciens,des Guerres civiles de France , y fut blessé.

Tome VI. Sss

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Lettres usPoRTQeCAR-RiRO.