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Feux de JoieDES ÎRANÇ.
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des échaffauts, pour y châtier exemplairement la téméraire pré-somption de ceux, qui par leurs armes en troublent le repos.Que nos Ennemis íe persuadent enfin , que cette Roïauté est;une muraille d’airain , Sc qu’au plus ils s’aheurteront contre icel-le , tant plus briseront-ils de leurs têtes en ce vain effort. Si Dieuquelquefois leur donne avantage fur nous , croïons que ce sontplutôt nos offenses particulières , qui embrasent son courouxsur la France , que non point un deílèin qu’il ait de nous rendreíi malheureux que nous leur servions de proie : car nous voïonsqu’il fait ainsi que le bon pere, qui jette les verges au feu, après
Ï u’il en a doucement corrigé rinobéiífance de ses en fan s. O)ieu, que nous devrions bien en ceci admirer les merveilles deta miséricorde ! Car il y a quelques jours qu’il sembloit que lasurprise de cette place fût une Charibde indéclinable , où sedût abîmer la plupart de la France. Mais, Seigneur , à ce quetes jugemens nous font voir , si tu nous abats d’une main , tunous relèves des deux. Si nous te suions , tu accours au-devantde nous. Si nous sommes fur le bord du précipice , tu nous re-tires soudain par le poing pour nous sauver. Bref, encore quenous méritions d’être éternellement martelés fur l’enclume detoutes sortes d’afflictions , ta bonté néanmoins ne se lasse jamaisde nous bénir fous le bonheur des armes de notre Roi. C’estaussi ce bon Prince , que tu as donné aux François pour être leurpere Sc leur protecteur. C'efì sous l’ombre de ses aîles , que tu lesmets à couvert au plus fort de leurs tempêtes Sc orages. C'efìde son bras vainqueur , que tu couvres la terre des Ennemis defa Couronne. C'efì de fa santé Sc prospérité , que la France ,comme de son esprit vital, peut seulement respirer. Fais donc,ô Seigneur , que tu allonges la vie de ce Prince , avec tant degrâce Sc de faveur , qu’en une blanche Sc chenue vieillesse , ils’éjouiílè encore du repos qu’il recueillera après tant de sueurs&C de long travaux pour la conservation de la paix , du bien Scsoulagement de nous ses très humbles sujets. Et pour témoigna-ge de notre obéissance , nous jurons solemnellement devant taface , ô Dieu éternel, que nous rendrons à Sa Majesté tant depreuves de notre foi à son service , qu’arrosant notre labeur deta divine assistance , nous perdrons plutôt nos biens , nos fortu-nes , Sc notre sang , ou il triomphera de bien en mieux de la dé-pouille Sc défaite de Ces Ennemis. Nous espérons que l’orgueilde l’Espagnol s’abaiílèra avec tant de honte , qu’étant trompéde la vanité de ses espérances 3 il apprendra à ses dépens, com-bien