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biell c’est une entreprise haute èc de longue haleine , de s’atta-quer à un Prince , qui pour bouclier & défense a l’épée du mê-me Ange, qui tailla en pieces les Ennemis de ce bon Roi Eze-chias. La main de Dieu ne s’est point accourcie depuis ce temps-là. II se fait toujours faire place au milieu de la preste , pour ac-courir au secours des siens , lorsqu’ils font aux plus fortes tran-chées de leur douleur. Notre Roi, portant ce beau titre de pre-mier Prince Chrétien, & fils aîné de l’Eglife Catholique , peutmieux espérer tout un fleuve des grâces duCiel , que non pointce loup affamé une feule goutte. Dieu , qui fait les ressorts &qui feuillette les replis de son ame hypocrite , a en trop d’abo-mination la recherche de tous les maquerelages , dont cet am-bitieux vieillard a tâché , avec ses suppôts , de séduire & cor-rompre la foi que la France a toujours chastement conservée àson Roi. Attendons en patience , que , ses iniquités étant enleur comble, nous voïons les charbons ardens de Tire de Dieufondre comme grêle fur fa tête , à ce que le trône de fa puissan-ce tyrannique étant en poudre , nous puissions heureusementvivre en paix.
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LETTRE DU ROI >
A Monjîeur de la. Guiche 3 Chevalier des deux Ordres de SaMajesté , Conseiller en son Conseil d'Etat , Capitaine de centhommes d'armes de ses Ordonnances , Gouverneur & Lieute-nant général pour Sa Majefié en la Ville de Lyon 3 Pais deLyonnois 3 Forêts & Beaujolois.
JVÍonsieur de la Guiche , les Espagnols font sortis de maVille d’Amiens au matin , suivant la capitulation que je leuravois accordée , de laquelle je vous ai envoie copie : le Cardi-nal n’aïant eu le courage ni le pouvoir de la secourir dans lessix jours accordés aux assiégés par ladite capitulation , qui étoitprincipalement pour l’y convier , & lui en donner le loisir , en-core qu’il ne fut qu’à sept lieues d’ici, avec son armée , avec la-quelle il s’est depuis retiré en Artois , où je m’en vais le cher-TomeVl i Vvv
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Feux de Joiedes Iramç.