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MEMOIRES
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cher, pour prendre revenche des maux que lui Se les siens oncfaits en mon Roïaume , dont j’espere que Dieu me fera justice.
^Lettre du (Cependant j’ai bien voulu vous donner avis de la sortie desditsEspagnols , Le de ma délibération , afin que vous en fassiez ren-dre grâces à Dieu, comme il est accoutumé , par toutes les Vil-les de votre Gouvernement , Le en ferez part aussi à tous mesbons Sujets Le Serviteurs. Priant Dieu , Monsieur de la Guiche,qu’il vous ait en fa sainte Le digne garde. Ecrit au camp de laMadeleine devant Amiens , le vingc-cinq Septembre mille cinqcent quatre-vingt-dix-sept.
Signé HENRI.
Et plus bas , de Neufville.
DISCOURS
Sur la Reddition de la Ville d’Amiens ; contenant les utilités ,biens & commodités qui en reviennent à la France.
’est un merveilleux aveuglement, Le une opiniâtreté ex-de ne voir , ni croire la grande assistance de Dieu à la
trême
conservation de l’Etat de la France, Le estimer qu’icelîe doivesuccombera tous efforts, Le choir à tous ébranlemens ( qui faitvaciller plusieurs , Le fourvoïer de leur devoir ) vu qu’eíìe s’cstmanifestée en tant de maniérés, Le si largement fait connoître ,non-seulement ès jours de nos peres (dont en font foi les hií-toires ) mais aussi de notre temps, pendant les étranges Se hor-ribles tempêtes qui ont travaillé la France , la relevant fur lepoint même de son naufrage , Le lorsque toute espérance sem-bloit être perdue de jamais la revoir en l’état qu’elle est à pré-sent, ores que fort abbatue. Et encore très abondamment ences derniers jours , auxquels comme la France commençoit àrespirer, Le retourner de ses précédens maux à quelque conva-lescence, elle a été par quelques mauvaises humeurs restées èsesprits d'aucuns , Le par l’insatiablc ambition de l’Espagnol,qui fait son p rosi t de nos déloïautés Le malheurs , troublée , agi-tée, Le altérée en fi santé Se en son repos , qui l’euffent beau-coup plus travaillée Le troublée , Le beaucoup plus offensée, sila main de Dieu ne se fut mise au-devant , qui a calmé ses tem-