mj PREFACE.
qu’ils feront. Voilà ce que j’avois à dire de ce premier Tome : pas-sons au second, où nous nous réduirons à une simple idée , sauf àdire quelque choie de plus dans une Préface.
L’attaque Sc la défeníè des places des Anciens en fera la matière ,fans paíïèr à d’autres que par diversion. Le siège de Lilybée, qui estun des plus célébrés; & peut-être le plus savant de T antiquité, m’a ser-vi comme de texte à expliquer, Sc j’ai formé là-deííùs un Ouvrage ré-gulier Sc très-considérable. J’ai rangé les matières , qui font infinies,de la maniéré qui m’a semblé la plus commode St la plus méthodique.J’ai puise, à peine le croira-t-on, d’un homme auííì peu savant que jele suis: car je sens bien que je ne le fuis pas; j’ai puiíe, dis-je, dansun fort grand nombre d’Auteurs : ceux qui font plus savans que moidans cette forte de Littérature, n’en seront nullement surpris ; mais ilsle seront de ma patience bien plutôt que de mon esprit.
On y trouvera toutes les pratiques Sc les méthodes différentes desAnciens dans ces deux belles St savantes parties de la guerre, car ils yétoient plus habiles que nous ne le sommes ; c’est de quoi peut-être noshabiles Ingénieurs ne conviendront pas. Ils suspendront, s’illeur plaît,leurs décisions jusqu’à nouvel ordre : car il faut que le Livre paroisse.Tout cela est enrichi de Figures , St d’une infinité d’éxemples, de ré-fléxions Sc de raisonnemens ; j’y amène des preuves, je préviens les ob-jections , j'appuie tout de témoignages ; Sc lorsque ces sortes de flam-beaux me manquent , j’ai recours aux conjectures , qui ne m’écha-pent pas au besoin, presque assuré qu’il n’y en aura aucune de re-butée.
Je ne pense pas qu’il y ait rien de plus amusant St de plus instructifqu’un Traité particulier fur une matière comme celle-ci, lorfqu’elle estneuve St que celui qui se met en tête de l’épuiser n’est pas dépourvu desconnoiílances nécessaires pour une telle entreprise : Pexpérience de laguerre doit être jointe à ces connoissances pour pouvoir réussir. SanScette expérience je ne crois point qu’un autre, plus savant que je ne lesui$,s’en pût bien tirer. On trouvera ce Traité d’autant plus curieux Scplus amusant, qu’il est presque tout parsemé & bigarré de Physique Scd’expériences fur les ressorts de l’air 8t du feu , car je fuis fur cepoint - là d’un sentiment bien différent de ceux qui ont écrit fur cet-te matière.
Les machines de jet des Anciens m’en ont fourni l’occasion quant' aux parties de l’air; car quant à celles du feu, la poudre qui a produitl’invention de nos diverses bouches à feu , Sc celle de nos mines , m’aconduit à des expériences Sc à des découvertes toutes nouvelles fur l eSparties qui composent les ressorts de la stâme considérée comme un flui'de parfait.
Je hazarde mes conjectures fur leur nature Sc leur figure, car je n’ al
que cela à donner, non plus que les autres , pour qu’ils puiísent pt°'
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