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Tome V.
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histoire de polybe,

„ cher le pied. Alors les Barbares les poursuivant avec plus de violence , & en„ même tems avec plus de bonheur, ils furent tous assommez comme un trou-,, peau renfermé dans une boucherie. L’Empereur sembloit pris comme dans un„ filet, quelque effort qu’il íît pour repousser les ennemis. De plus il avoir per-„ du son bonnet, que l'on appelle casis. Plusieurs vaillans hommes s’étant rassem- 1„ blez autour de lui, & aiant tué des chevaux, même des soldats de notre parti„ qui bouchaient le paflàge, ils le dégagèrent si heureusement, qu’il ne sut point„ blessé, quoique tous les autres le fussent. Quand il eut atteint l’avantgarde , il„ remercia Dieu avec les paroles de David, de lui avoir sauvé la vie. Ducas 8e-„ baftocrator ne pouvant avancer, trouva un garde qu'un de ses soldats nommé Li-

toboez avoir gagné par argent.

J'ai dit dans le Paragrafe précédent que les actions de Mummol , un des plus.grands Capitaines de son siécle , étoient peu connues. On sçait qu’il étoit Fran-çois; mais on ignore le lieu de fa naissance. II y a lieu de croire qu’il étoit d’A-vignon. Les Lombards avoient fait de grands désordres dans la Bourgogne,la Sa-voie & le Dauphiné. „ Le Patrice Amé y accourut aussitôt avec des troupes„ pour les empêcher de pénétrer dans le pais, & on en vint aux mains, dit le Tire„ Daniel (a) , les Bourguignons furent défaits & presque tous passez au fil de l’é-», pée. Le Général même y périt. Les Lombards devenus maîtres de la cam-„ pagne par cette défaite , y commirent de grands excès,& repassèrent les Alpes„ chargez de butin & avec une multitude de prisonniers qu’ils firent esclaves. C’est», ce qui obligea le Roi de Bourgogne de donner le commandement de son armée„ de ce côté-là au plus grand homme de guerre qu’il y eût alors dans l’Empire„ François nommé Mummol. Ce Capitaine n’eut pas plutôt ramassé les débris des„ troupes, qui furent fortifiées de quelques autres , que les Lombards revinrentj, faire une nouvelle irruption dans le Dauphiné aux environs d’Embrun. Mum-„ mol s’approcha avec son armée; mais marchant lentement, il leur donna le tems,, de s’engager dans les montagnes & dans les forêts, dont il fit brusquement oc-„ cuper tous les défilez, & embarassa les issues de quantité d’arbres qu’il fit abat-», tre: de forte que les Lombards se trouvèrent investis de tous cotez, & étoient,, assommez à mesure qu’ils paraissaient. La plus grande partie y laissa la vie ,„ quelques-uns surent pris & envoiez au Roi par le Général. Ils furent dispersez„ dans diverses prisons du Roiaume , & très-peu échapérent pour aller porter à„ leurs compatriotes la nouvelle de leur défaite.

Je l’ai déja dit plusieurs fois, il n’y a rien qui prête plus à ía ruíe & à I’artifi-ce que le pais des montagnes, ni rien qu’un habile Général d’armée ne puisse en-treprendre pour réussir dans ses entreprises, quelque faible qu’il puisse être ; maistout dépend de la connaissance du pais, & Mummol combattit fort près du sien.Il sçut attirer l’ennemi dans un détroit de montagnes, & rien n’est plus aisé quecela, lorsqu’on roule sans cesse l’ennemi par des mouvemens bien concertez de fuites&de retraites simulées. Mummol réussit parfaitement dans cette sorte de guerre»•comme dans les autres : car quand même l’on'auroit affaire à un ennemi vigilant, &qui use des précautions les plus sages , il est difficile qu’il puisse longtems tenûcontre une défensive active & rusée, & qui se change en offensive selon l’occasioO'Rien n’est plus admirable & plus sçavant que cette façon de guerre.

Sertorius, un des plus grands Capitaines qui eût paru avant César, excellait p As 'ticuliérement dans la guerre des montagnes, & mit à bout le grand Pompée, ào^

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fa) Hift, de France, Gontran > Chìlperìc A Sìgelert.