LIVRE V. CHAP. XII.
viennent leur punition par une mort volontaire. Néolas échapé ducombat, s’enfuit dans la Perfide chez Alexandre frère de Molon, iltue fa mère & les enfans de Molon, persuade à Alexandre de se fairemourir, 8c se plonge à lui-même le poignard dans le sein. Le Roiaiant pillé le camp des rebelles, donna ordre d’attacher le corps deMolon à un gibet, dans l’endroit le plus exposé de la Médie. Les exé-cuteurs de cet ordre emportèrent aussitôt le corps dans la Calonitide,& Rattachèrent à un gibet fur le penchant du Zagre. Antiochus sicensuite une longue & sévère réprimande aux troupes qui avoient suivile Rébelle, leur donna cependant la main en signe de pardon, leurchoisit des gens pour les conduire dans la Médie, 8c pour mettre ordreaux affaires du pais. II vint lui-même à Seleucie, 8c remit le bon or-dre dans les Gouvernemens des environs avec beaucoup de douceur8c de prudence. Pour Hermias, toujours cruel à son ordinaire , il im-posa à la ville de Seleucie une amende de mille talens, envoia en exilles Magistrats appeliez Diganes, 8c fit mourir dans différens supplicesUn grand nombre d’habitans. Le Roi cependant rétablit la tranquillitédans cette ville, soit en faisant entendre raison à Hermias, soit enprenant lui-même le soin des affaires, 8c diminua l’amande de moitié.Diogéne fut fait Gouverneur de la Médie, Apollodore de la Susiane.Tuchon, premier Sécreraire & Commandant d'armée, fur envolé dansles lieux voisins de la mer Rouge. Ainsi finit la révolte de Molon jainsi fut calmé le soulèvement qui s’étoit excité au sujet des hautes Pro-vinces.
OBSERVATIONS
Sur la bataille d? Apollonie entre Antiochus & Molon.
§. r.
Liberté essentielle dans un Conseil de guerre. Pajsage du Tigre par Antiochus, Ordre
de bataille des deux armées.
Olybe entre dans un détail militaire & fort exact des mesures que l’on prit dans la
st nous donne le projet de cette campagne, nous en dresse le plan par rapport au païs& aux forces de l’ennemi. Je ne trouve rien de plus admirable, & plus instructif &de plus sensé que le raisonnement de Zeuxis dans un grand Conseil de guerre qui sutpst u , ois Antiochus assistoit, pour régler l’état de la guerre, & pour déterminer ce
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a passer le Tigre. Hermias fut d’un sentiment tout contraire. II prétendoit
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