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Tome V.
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LIVRE V. CHAP. XV. 3ZS)

géme. II mit des troupes en embuscade , engagea une escarmoucheavec les habitans} puis les aiant attirez loin de la ville en faisant sem-blant de fuir, il tourna tout d’un coup visage; ceux qui étoient en.embuscade donnèrent en même tems. Beaucoup des habitans restè-rent íiir la place. Antiochus poursuivit les autres, & entra avec euxdans la ville fans résistance.

Vers le même tems Céreas, un des Gouverneurs de Ptolémée, vints’offrir à Antiochus, qui par les honneurs qu’il lui fit attira dans sonparti beaucoup d'autresOfficiers ennemis,du nombredesquels futHip-poloque Thestàlien avec quatre cens chevaux qu’il commandoit. An-tiochus, après avoir mis garnison dans Atabryon, sc mit en marche,& prit en pastànt Pella,Came Sc Gephre. Tous ces succès soulevè-rent 1*Arabie en fa faveur. On s’exhortoit les uns les autres à se ren-dre à lui. Le Roi en conçut de nouvelles espérances. 11 prit là desprovisions, & poursuivit sa route. De là il passa dans la Galatide,s’empara d’Abila,& prit tous ceux qui sous le commandement de Ni-cias, ami Sc parent de Méneas, étoient venus pour secourir cette pla-ce. Gadare restoit à prendre. La ville paísoit dans le païs pourune des plus fortes. 11 campe devant, fait ses approches, la villeest épouvantée Sc se rend. De là il reçoit avis qu’une troupe d’en-nemis raíîèmblez dans Rabatamane, ville de l’Arabie , ravageoit lepais des Arabes qui a voient pris leur parti, il part aussitôt Sc í'e cam-pe fur les hauteurs, où cette ville est située. Aiant fait le tour de la

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qu’elle existoit du tems áe Polybe. Josephe rap-porte dans íà vie, qu’il avoir tortillé cet endroit-là comme fort avantageux, que Vefpasien le fitattaquer par Placide, pendant le siège de GamalaAntiochus aiant connu l’importance de ce poliepour tenir en bride tout, 8c pour l'exécution deses entreprises ne manqua pas de s’en emparer. J'aidit en quelque endroit de cet ouvrage,que j’étoiïextrêmement surpris du silence que gardoit monAuteur fur les Juifs 8c iur les guerres qu’ilsavoient eues á soutenir contre Antiochus. Toutmal fondé qu’étoit cet étonnement, il est assezpardonnable. Joséphc cite deux endroits du sei-zième Livre de Polybe, par où il paroît que cetHistorien s’est fort étendu sur les faits 8c gestesde ce peuple, 8c j’avois lû Josephe: mais quandj‘ai cu occasion de parier des Juifs, les citationsde Joséphe ne fe sont pas présentées à ma mé-moire. L'infidéie m’a joué ce mauvais tour, Dieuveuìlie que ce soit le seul. En tout cas , quandon m’en avertira , ia faute sera bientôt réparéeThémistocle demandoit un maître qui lui apprît'à oublier. Je n’ai pas eu besoin de maître pourcela. Je pourrois faire de ma mémoire les mê-mes plaintes que Montagne fait de la sienne.

To»f. V.

„ Christ s’y transfigura en présence de trois de ses„ Disciples, ” selon le célébré Commentateur (a) îlel'Ecriture. „ L'Evangile ne nous dit pas le nom„ de la montagne où cela arriva; mais les Peres» 8c les nouveaux Interprètes s’accordent à dire„ que ce fut fur le Thabor.” Comme ce n'estpas un article de foi à l'égard du nom de la mon-tagne, je doute beaucoup que ce soit en cet en-droit. Cette montagne s’éleve au milieu d’unevaste campagne. Josephe ne se trouve pas d ac-cord avec Polybe, qui ne lui donne que quinzestades de hauteur, au lieu que l’Historien Juif luien donne trente. Je croirois plutôt celui-ci quei’autre.qui n’étant pas du pais ne l’auroitexami-née qu’en voiageur. La plaine qui faisoit le hautde la montagne, !à situation avantageuse exciíoitassez à y bâtir une ville , puisque cette plainen’avoit pas moins de trois mille pas de diamètre:car l'on prétend qu’elle est parfaitement ronde.Dom Calmer astùre que les ruines y paroissentencore aujourd’hui, 8c que du tems des Croisa-des il y avoir une ville qui etoit Episcopale, 8cun Monastère de Bénédictins : tout cela me feroitconclure que cette ville étoit très-ancienne > puii-

(a) O. Culmet Bénédictin , Juges, eh, 4.

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