L I V R E V. CHAP. XVI. , + ,
camp) 6c les autres dans la ville, parce que le temsde la moiflôn prePsoit. Mais Garsyéris revint auslìtôt fur ses pas, & marchant à gran-des journées vint se poster fur les hauteurs, qu’il trouva fans défense,6c y mit du monde, Puis laissant là Phayle pour commander, il futà Perge avec ce qui lui restoit de troupes, 6c envoia delà dans les au-tres endroits de la Pifidie 6c la Pamphylie pour représenter comme l’onavoit à craindre des Selgiens, engager les peuples de ces provinces àfaire alliance avec Achée, 6c les preslèr de venir au secours des Pedné-liílïens.
Cependant les Selgiens se fiant fur la connoissance qu’ils avoient dupaïs, crurent qu’en faisant marcher un corps de troupes contre Phay-le , ils lui donneroient l’épouvante 6c le chastèroient de ses postes. Maisloin de réussir, ils perdirent beaucoup de leur monde. Us se tournè-rent donc du côté du siège, 6c le preílerent plus qu’ils n’avoient faitjusqu’alors. Les Etenniens, peuple de la Pifidie, qui habite les mon-tagnes au-deíïus de Sida, envolèrent à Phayle huit mille pesammentarmez, 6c les Afpendiens quatre mille. Ceux de Sida ne prirent pointde part à ce secours, soit pour gagner l’amitíé d’Antiochus, ou plutôtà cause de la haine qu’ils portoient aux Afpendiens. Avec ces nou-velles forces jointes à son armée, Garsyéris approcha dePednéliíse,6c s’imagina que les Selgiens, pour lever le siège, attendroient à pei-ne qu’il parût. Comme cependant ils l'attendirent de pied ferme, ils’arrêta à une distance raisonnable de la ville, 6c s’y retrancha. Poursecourir néanmoins les Pednélissiens autant qu’il lui seroit possible, sça-chant qu’ils manquoient de vivres, il voulut faire entrer pendant lanuit deux mille hommes chargez chacun d’une certaine mesure de bled.Les Selgiens furent avertis qu’ils étoient en marche, ils vont au-devant,taillent en pièces la plus grande partie de ce détachement, 6c empor-tent tout le bled. N
Fiers de ce succès, ils entreprirent non seulement de continuer lesiège de Pednéliílè, mais encore d’alîìéger Garsyéris lui-même. Cardans la guerre ce peuple est toujours hardi jusqu’à la témérité. Laiíïàntdonc dans leurs retranchemens une garde suffisante j ils approchent dudu camp ennemi par plusieurs endroits, 6c l’attaquent avec vigueur.Garsyéris preste de tous cotez, 6c voiant ses retranchemens renversezen plus d’un endroit, commençoit à craindre une défaite entière. IIenvoia fa cavalerie dans certain poste qui n’étoit point gardé. Les Sel-giens crurent que c’étoit la crainte d’être forcez qui les faisoit retirer,6c ne pensèrent point du tout à les arrêter. Mais la cavalerie de Gar-
ne ® la Faveur des ténèbres, 8c tire droit à leur traint l’Eiïtpweur lui vingtième de s’enfuir enLi-camp, il les surprend dans cet état, les taille tous leste,en pièces fans presque aucune résistance, 8c con-