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Tome V.
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LIVRE V. CHAP. XVI.

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OBSERVATIONS

Sur l’attaque & la défense des maisons , cassìnes ou censes en plein

champ.

Mesures À prendre Jôit pour l’attaque , soit pour la défense d’me maison , tés c.

L A trahison de Logbasis, qui fut assez mal concertée, & la défense de la mas-son où il s’étoit retiré avec ses amis & ses enfans, me fournira l’occasion detraiter une partie de la guerre qui me parois assez importante: personne n’en a en-core traité, ni pensé même à le faire. Cela n’est pas surprenant, puisqu’on a vLpar cet Ouvrage que nos Auteurs dogmatiques militaires ont négligé même cellesqui regardent le plus absolument le Général , & ce qu’ils ont dit des autres nous.en fournit à peine une idée. Je ne pense pas que qui que ce soit s’avise de nouschicaner lì-dessus; nous n’en oublierons donc aucune, & particulièrement celle-ci,qui regarde l’attaque & la défense des maisons soit dans les villages ou en pleine cam-pagne, parce que ces fortes d’actions ne regardent presque que les Officiers particu-liers , & nous travaillons autant pour ceux-ci que pour les autres d’un rang plus élevé.Chacun sçait, & nous l’avons dit, que la science de la guerre ne s’apprend pas en unjour & par la feule expérience, mais par une étude profonde & très-méditée. Je disceci après en .avoir pris selon mes forces & mon expérience, & après avoir traitéprès de trente parties de cette science. Celle-ci ne nous tiendra pas longtems, &après plusieurs préceptes nous donnerons quelques exemples, où le Lecteur s’instruiramieux que tout ce que je pourvois dire. Cet exorde étoit nécessaire avant que d’en-trer en matière, car il n’y a pas de meilleurs guides que les faits, & il ne nous arri-ve pas toujours de marcher en leur compagnie ; nous sentons alors notre foiblesse, puií-qu’il faut tirer les principes de notre propre fond, lorsque ces faits ne soumissentpas.

Quelque mauvaises .& en apparence méprisables que soient les maisons, soit dansles villages ou çn pleine campagne, soit qu’on se soit mis en tête de les défendre pourse couvrir contre l’ennemi, ou qu’on s’y trouve surpris; quelque mauvaises, dis-je,qu’elles soient, l’insulte ou l’attaque de ces sortes de postes n’est pas, à mon sens, lachose du monde la plus aisée. Je crois au contraire qu’elles sont plus difficiles & plusdangereuses qu’on ne pense. Je me suis trouvé enfermé & insulté dans une maison oùcaffine en pleine campagne en 1705. en Italie, & j’ai vû l’attaque d’une autre de fortprès en 1705. Ce qu’il y a de bien surprenant, & l'expérience me le sait assez con'-noître, c’est que les plus méchantes maisons sont les plus difficiles ì emporter, lors-que ceux qui font dedans font résolus & déterminez à se bien défendre. Celles quifont bâties de brique & de peu d’épaisseur, font beaucoup plus fortes & plus soute-nables que les autres qui seroient plus épaisses, c’est-à-dire qu'un mur de trois briquesd épais est préférable à un autre de stx : car ceux de pierre ou de moilon ne valentrien. J’ai remarqué que deux ou trois coups de canon y font'de testes ouvertures,

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qu’il