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fit les fer mens ordinaires, & l’on convint des conditions. Agétas aujour marqué vient à la tête de ses Etoliens pendant la nuit. II envoiecent hommes d’élite à la citadelle -, 8c cache le reste de ses troupes àquelque distance de la ville. Alexandre fait mettre dans la ville dessoldats fous les armes, & Jalon introduit les cent Etoliens dans la ci-tadelle, comme il l’avoit promis par ferment. A peine y furent-iisentrez, qu'Alexandre s’y jetta aussitôt, & les cent Etoliens mirent basles armes. Le jour venu, Agétas averti de ce qui s’étoit passé, repritle chemin de son pais, pris dans un piège à peu près semblable à tantd’autres qu’il avoit tendus lui-même.
„ courageux soldats des nôtres. En ce même„ instant il íôrtitde la ville trente à quarante che-„ vaux avec quelque arquebuíiers , pensant trou-,, ver les nôtres en désordre ; mais ils furent si„ vivement repoussez, > qu’ils reconnurent trop.. tard que les François fe sçavoient préparer à„ toute sorte de fortunes. En tel jeu que celui-„ là Laval & Crepy fe dévoient saisir du Moine,„ fous prétexte d'être sûrement conduits par les„ ténèbres de la nuit ; mais le mieux étoìt de le>, lier pour s'en affârer, par ce rnoien de jouer àbon escient, ou de souffrir le premier ta mort
,» ou il conduìioit les autres.
L'intelligence double du Baron de Mdlai, Ca-pitaine du régiment de Normandie , pour intro-duire le Duc de Rolian dans la ville 8c dans iacitadelle de Montpellier en 1628. est une des pluscélébtes dont on ait ouï parler. Pontis. qui ra-conte cette affaire, fut tellement touché de cetteintrigue baffe de son ancien ami , qu’il ne le re-
garda plus que comme un homme d’un très-méchant cœur. M. de Rohan donna dans le piè-ge, mais il fc fut retiré fans perte, si Bretignyavoit obfervé íes ordres, qui étoient de ne pointentrer dans la place, à moins que Meslai ne vîntau-devant de lui & ne se remit entre íès mains,comme il l’avoit promis. Bretigny aiant oubliécette précaution, entra étourdiment dans la cita-delle à la tête de quarante hommes seulement. IIen fût aílûrément entré davantage, & la perteeût été plus grande,si les ennemisn’eussentcraintle trop grand nombre, qu’ils pouvoient austì biendéfaire par les précautions qu’on avoit prises: car
loriqu’ils virent ies fourches posees pouf arrêtéela herse, ils coupèrent une corde, dit l’Histórien,le pont-levis fe hauste incontinent, un 1 trébuchers’abaisse, Bretigny & la plupart de ies gens déjàentrez tombent dans le fossé, où ils' font tuez àcoups de mouíquet, ík les autres demeurent pri-sonniers.
CHAPITRE XX.
‘Philippe dresse V escalade devant Me litée, & la manque. Siège deThébes. ‘Discours de Demetrius de Phare pour porter le Roi deMacédoine à quelque entreprise plus considérable. On se dispose àla paix.
L E Roi Philippe prit dans ce tems-ci Bylazore. C’est la plus gran-de ville de Péonie, & la plus avantageusement située pour fai-re des courses de Dardanie dans la Macédoine, de force ques’en étant rendu maître il n’avoit presque plus rien à craindre de la partdes Dardaniens, c’étoit-là l’entrée de la Macédoine, & depuis que Phi-lippe s’en étoit emparé, il n’étoit plus aisé aux Dardaniens de metrrelc pied fans son Roiaume. Après y avoir mis garnison,il cnvoiaChry-Torn. V. Eee sogonc