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Tome VI.
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XXIX
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PREFACE.

„ infailliblement par le recourbement, Sc cette colonne étant enfoncée,.

„ que deviendra la reste de la ligne? Si au contraire elle s’arrête pour„ faire face Sc pour íe défendre contre les troupes du recourbement,

,, il faut par la même raison que toute la ligne s’arrête aussi où elle„ pourra être prise en flanc. La colonne qui la couvroit s’érant arrê-» tée, Sc restant dans cette situation , comment pourra M. de Folard„ parvenir à son but ? Puisque, comme il le dit st souvent, toute la» force de la colonne gif dans faction & le mouvement. Ce qui fait„ illusion à M. de Folard, est ce principe, où il est, que fa colonne„ ne pouvant être entamée, il n’a rien à craindre pour ses flancs ;

,, mais quand cela seroit, ce qu’on ne lui accorde pas tout-à-fait, ii>, faut qu’il convienne qu’il est de toute nécessité, que la colonne s’ar-,> rête pour faire face aux troupes qui recourbent fur elle, fans quoi,, este seroit infailliblement entamée & renversée. Or qu’importe, dit-„ on, qu’elle ne puiflè point être entamée, si este est forcée de s’arrêccr», Sc de faire face ? N’est-elle pas en échec, & ne devient-elle pas inu-„ tile? On croit que c’est ici fendrait foible du Système de M. de Fo-„ lard. On ne trouve point dans fa Préface du second Tome, ni„ dans son Livre, qu’il léve cette difficulté, à moins qu’il ne veuille„ qu’on prenne un, je ne me soucie pas d’être débordé , pour une dé-„ monst ration qu’il ii’a rien à craindre.

L'instruction demande que je m’arrête un peu plus siir cet articleque fur les autres , 8c qu’en réfutant les objections qu’ón m’y fait,j’y ajoute quelques observations, que j’abrégerai autant qu’il serapossible.

L’Auteur ne prend pas garde que íes ailes de ma première Sc dema seconde ligne sont également flanquées de mes colonnes, Sc quela queue de A. n’est fëparée de celle de la seconde B. que de la lon-gueur de six halebardes, Sc l’on peut voir par la Figure que mon ar-mée marche à l’instant que je fuis prêt d’en venir aux mains, fur uncarré long, Sc les deux ailes fermées par les colonnes. Je n’ai doncrien à craindre de ce recourbement , qui lui paroît si considérable,Sc qui ne l’eíl que cfans l’imagination de ceux qui ignorent encore laforce de f infanterie & fart fur lequel je la range comme ma cavale-rie. Remarque-t-on cet art dans la maniéré dont nous rangeons au-jourd’hui Tune Sc l’autre ? Que l’on considère qu’une armée étant uncorps composé de tant de diverses pièces, il est certainement impos-sible dans la chaleur de faction, Sc même un peu; avant ,qu’clle se mè-ne d’un mouvement si juste, si vrai, qu’elle n’altére ou ne rompe sonordre, Sc que les corps ne flottent par l’étendue de leur front Sc lcpeu de hauteur de leurs files, Sc se soutiennent tous également furune ligne parallèle, Sc c’est ce que nous ne fçaurions éviter - au lieuque mes ordres de bataille , mes corps ne font point sujets à ces

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