Band 
Tome VI.
Seite
XLII
JPEG-Download
 

xlij PREFACE.

dans mes Nouvelles Découvertes fur la Guerre Sc dans mon Com-mentaire, & cependant il supprime universellement mes preuves &mes raisons qui le combattent; ce qui est contraire, ce me sembleaux régies & à l’exactitude critique. U ne produit ma colonne crueíeuïe, fans nul appui, au milieu d'une rase campagne, la trouvanttrop forte & trop respectable enchâssée & flanquée de mes batailIons. En cela. il a raison, & la fait attaquer ainsi isolée par un oudeux bataillons & escadrons, & il leur fait beaucoup d’honneur pendant que je les fais retirer avec honte. II prétend, fans prendregarde a une manœuvre très-disticile & impraticable à la cavaleriequ’elle embrassera ou se repliera sur la colonne de toutes parts entête & fur les deux faces, qu’il appelle flancs, je le prie de souffrirque je lui demande si ce repliement est une manœuvre qui se puiíîèft.re en un instant? Et quand même les escadrons & ces bataillonsauroient le tems de le taire, les mouvemens en tous sens de la colonne sont si légers, si rapides & si subits, qu’elle aura percé ce qui atta-que en tête avant qu’on y ait pris garde. Je laisse à ju-mr si sesdeux ailes qui auront replié se trouveront à leur aise, & si tous cesgens-là seront assez fermes contre le feu prodigieux de ma colonnedont quatre rangs voient les cavaliers touc à leur aise? & st ne s > ei ^trouve pas un seul qui ne soit exposé au feu de six hommes, fans compter les pertussannes , qu’on ne scauroit aborder. Ma colonne n’âpoint de flancs. Je prie mon Censeur de s’en souvenir, puisqu’elleest egalement forte a mes faces & au front, ou à la tête par où ellechoque, fans compter mille autres avantages ; au lieu que celui, nuiattaque, n en a aucun dans l’ordre comme dans les armes - car pourles feux on en fait un très-grand mépris,je parle ici de celui de l’insenrerie qu’il me fait opposer selon la méthode Hollandoise. A l’éaardde celui de la cavalerie, st ne mérite pas qu’on en parle,il le scait bienluí-même. J

Qu’on remarque bien que pour me combattre isolé, st me fait attaquer par la cavalerie & par l’infanterie, ne trouvant pas qu’st soit bienaisé de prendre ma colonne dans une ligne, & en cela je le tiens trèsraisonnable, mais il l’est moins, ce me semble, de vouloir m’accablerpar tant de diverses sortes d’armes : car ce n’est pas vaincre un ennemi que de l’environner, que de se refuser à lui & de le combattreau loin, par le nombre des feux & extrêmement supérieurs II perceradeux, quatre fois ; mais enfin il faudra bien qu’st succombe, fans qu’onpuisse se glorifier de savoir vaincu. Ce qu’il y a de certain dans cetteCritique, c’est que l’Auteur convient par tout de la supériorité & de laforce de ma colonne, •& par conséquent de celle de Pinfanterie au’onignorait auparavant C’est là le but que je m’étois proooíë, & ouej’ai enfin atteint. M. íe Marquis de Santa-Cruz a de même réussi dans

cet-