LIVRE VI. CHAP. VII.
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Ce n’est pas seulement à ceux qui sont en campagne 8c qui ferventactuellement que ces récompenses inspirent du courage 6c de 1 émula-tion, c’est encore à ceux qui sont restez chez eux. Car sans parler dela gloire qui accompagne à l’armée ces présens, 6c la réputation qu ilsdonnent dans la patrie, ceux qui les ont reçus ont droit, au retour dela campagne, de se trouver aux jeux 6c aux fêtes dans un habit qu iln’est permis de porter qu’àceux dont les Consuls ont honore la valeur.Ils suspendent encore aux endroits les plus apparens de leur maiíon lesdépouilles qu’ils ont remportées fur les ennemis, pour et te des monu-mens 8c des témoignages de leur vertu. Tel est le foin 8c le bel ordreavec lequel on dispense les peines 8c les honneurs militaires -, doit-onêtre surpris après cela que les guerres, que les Romains entrepren-nent, aient un heureux succès? . .
La solde du fantassin est de deux oboles par jour. Les Capitainesont le double, la cavalerie une dragme. La ration de pain pour 1 in-fanterie, est de la moitié au plus d’un médimne attique de bled; celledu cavalier de sept médimnes d’orge par mois 8c deux de bled. L in-fanterie des alliez reçoit la même chose que celle des Romains; leurcavalerie, un médimne §c un tiers de bled 8c sept d’orge. Cette dis-tribution se fait aux alliez gratuitement ; mais à l’égard des Romains,on leur retient fur la solde une certaine somme marquée pour lesvivres, les habits ou les armes qu’on doit leur donner.
Pour décamper, voici la maniéré dont ils s’y prennent. Le pre-mier signal donné, on détend les tentes 8c on plie bagages, en com-mençant néanmoins par celles du Consul 8c des Tribuns. Car si n’estpermis de d reste r Sc de détendre les tentes que celles-là n’aient été dres-sées ou détendues. Au fécond signal on met les bagages fur les betes
de charge, 8c au troisième les premiers marchent 8c tout le camp se-branle.
L’avantgarde le plus souvent est composée des extraordinaires, aprèseux l’aîle droite des alliez, qui est suivie du bagage des uns 8c des au-tres. Marche ensuite une des légions Romaines, aiant derrière elle íbnbagage. L’autre légion vient après, suivie de son bagage 8c de celuides alliez qui marchent derrière elle. Car en marche c’est l’aîle gau-che des alliez qui ferme l’arriéregarde. La cavalerie marche, tantôtà la queue de son corps, tantôt à côté des bêtes de charge, pour lescontenir 8c les mettre à couvert d’infulte. Quand il y a lieu de crain-dre pour l’arriéregarde, on se contente de faire passer de la tête à laqueue les extraordinaires des alliez, fans rien changer dans le reste.Les légions 8c les ailes changent de rang à l’alternative, marchant unjour à la tête, le jour suivant à la queue, afin que tous profitent éga-lement de l’eau 8c des vivres qui se rencontrent sur la route. Si l’oncraint d’être attaqué 8c que l'on marche en païs découverts , on se‘lomé VI. D sert