LIVRE XIV. C H A
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sentiment l’emporta, qui dirent qu’il n’y avoit encore rien à désespé-rer > qu’on n’avoit qu’à lever de nouvelles troupes, députer à Syphax,qui s’étoit retiré à Abbe dans le voisinage, 8c raíïèmbler tout ce que*°n pourroit de ceux qui avoient échappé à l’incendie. On fita°nc p ar ti r Afdrubal pour faire des levées, 8c l'on députa à Syphaxpour le prier de ne pas refuser son secours 8c de ne pas íe désisterde son premier projet, qu’inceíïàmment Afdrubal le joindroit aveclon armée.
Scipion pensoit toujours à faire le siège d’Utique, mais dès qu’ilapprit q ue Syphax demeuroit dans le parti des Carthaginois, 8c queceux-ci aísembloient de nouveau une armée, il se mit en marche Sc. ca mper devant cette ville. Il sit en même tems distribuer le bu-dn aux soldats, Sc leur envoia des marchands pour l’acheter. C’é-oit pour lui un profit considérable. Car le dernier avantage faisantPerer aux soldats qu’ils seroient indubitablement les maîtres de l’A-cique, il s ne faisoient point de cas du butin qu’ils venoient de gagner,se donnoient preíque pour rien aux marchands.
.yphax Sc ses amis vouloient d’abord continuer leur route 8c seétirer chez eux ; mais aiant rencontré autour d’Abbe plus de quatrem j*se Celtibériens que les Carthaginois avoient levez, ce secours leurrelev a un peu le courage, Sc ils n’allérent pas plus loin. Syphax éroitenc ° r Ç arrêté par fa femme, qui, étant fille d’Afdrubal, le iupplioitaVec instance de continuer à suivre le parti- des Carthaginois Sc de^ pas les abandonner dans ces conjonctures. 11 se laissa. gagner,p se rendit à ce qu’on demandoit de lui. D’un autre côté lesa rt .. a gi n ois fondoient de grandes espérances fur les Celtibériens.soM * eU quatre mille on disoit qu’il en arrivoit dix mille, tousats invincibles Sc par leur courage Sc par l’excellence de leurs ar-^es. A cette nouvelle que l’on répandoit de toutes parts, les Car-agmois reprirent courage Sc fe disposèrent plus que jamais à sc re-Ce tr f en car upagne. Au bout de trente jours ils s’aslèmblérent dansdes^&^H a PP e ^ e les Grandes-plaines, 8c campèrent là avec les Numi-U 1 , es Celtibériens- ce qui faifoit une armée d’environ trente mil-
ie nommes. '
ll j C1 P^ on n ’ en fut pas plutôt averti qu’il pensa à marcher contre eux.Utig nne à ordres aux troupes qui par mer 8c par terre aslîégeoientcinq so ' Sc j part avec tout. ce qu’il avoit de légèrement armez. Aprèsmier o r , marclle , il arrive aux Grandes-plaines, 8c dès le pre-ìour su' 11 * 1 cam P e sor une hauteur à trente stades des ennemis. Len,.>' r ! l tsecend dans la plaine, 8c fait avancer fa cavalerie juf-les aur"^ C tadc i s devant lui. On resta là deux jours à s’eísaier les unsse mi/ CS P , ar . escarmouches. Au quatrième de part 8c d’autre onen bataille. Du côté de Scipion les Hastaires d’abord selon la
cou-
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