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Tome VI.
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1*8 HISTOIRE DE POLYBE,

coûfume, ensuite les Princes, 8c derrière eux les Triaires, la cavale-rie italienne à l’aîle droite, les Numides & Maísinisla à l’aíle gauche-De l’autre côté les Celtibériens au centre opposez aux Romains, l eSNumides fur l’aîle gauche 8c les Carthaginois fur la droite. Dès la pre-mière charge la cavalerie Italienne renversa les Numides, & Mailingles Carthaginois. On ne devoir pas attendre plus de résistance de l apart de gens découragez 8c abattus par tant de défaites. Mais les Cel-sibériens combattirent avec beaucoup de valeur, 8c comme ne pouvaisfe sauver que par la victoire. Car ne connoislant pas le pais ils &pouvoient espérer de trouver leur salut dans la fuite; 8c la perfidieleur avoit fait prendre les armes contre les Romains, quoique pendaisla guerre d’Efpagne on n’eút commis contre eux aucun acte d’hostilitct jleur ôtoit toute espérance d’en obtenir quartier. Cependant les ail eS 1rompues, ils furent bientôt enveloppez par les Princes 8c les Triaires !On en fit un carnage horrible, dont il n’y en eut que fort peu qui é* jchappérent. Ils ne laisierent pas d’être fort utiles aux Carthaginois. Ca s fnon seulement ils fe battirent avec courage, mais ils favorisèrent est'core beaucoup leur retraite. Si les Romains ne les euslènt pas eus entête & qu’ils euíïent d’abord poursuivi les ennemis, à peine en ferort'il resté quelqu’un. Le combat qu’il fallut leur donner fut cause qUfSyphax avec fa cavalerie se retira fans risque chez lui, & Afdrubal %Carthage avec ce qui s’étoit sauvé de la bataille.

Le Général des Romains après avoir mis ordre aux dépouilles ^aux prisonniers, assembla son conseil, sur ce qu’il y avoit à faire daf^la suite. II y fut résolu que pendant que Scipion & une partie de sapmée parcoureroient les villes pour fe les soumettre, Ladius & Mailingfa avec les Numides & une partie des légions Romaines pourfuivroien 1Syphax pour ne lui pas donner le tems de penser à ses affaires 8c $réparer ses pertes. Le conseil fini, on fe sépara, 8c on exécutad’aboh*ce dont on y étoit convenu. II y eut des villes qui n’attendirent pas qu’ 0 * 1les forçat de fe rendre, tant la crainte des armes de Scipionabattoir le courage, les autres furent prises d’emblée. Tout le p ijSétoit prêt à se soulever contre les Carthaginois, accablé qu’il étoitlongues guerres qui s’étoient faites en Espagne, 8c des impôts q 11 ’ 1avoit fallu paier pour les soutenir. ,

A Carthage quoique l’incendie des deux camps eût beaucoup ébrai 1 ^les esprits, la confusion devint bien plus grande par la perte de lataille. Ce second coup les consterna 8c leur sit perdre toute efpct asl 'ce. Cependant il fe trogva de généreux Sénateurs qui furent d’a^ lSqu’on allât par mer attaquer les Romains qui étoient devant Utiq u6 ’de tâcher de leur faire lever le siège 8c de leur présenter un combat^'val pendant qu’ils ne s’attendoient à rien moins 8c qu’ils n’avojeffrien de prêt pour le soutenir. Ils vouloient de plus qu’on dépêchât *