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Tome VI.
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qu’il prît garde de ne pas sortir lui-même. Dès qu’il 5ut parti les Ma-cédoniens avancèrent à la seconde porte & renfoncèrent. Agathoclesjugeant par-là Sc par la réponse qu’on lui avoir apportée, de la colèreoù ils étoient, leur tendit les mains en suppliant. Agathoclée de soncôté se découvrit le sein dont elle disoit qu’elle avoit nourri le Roi.

Tous deux les conjuroient par tout ce qu’ils pouvoient dire de plustouchant de leur accorder au moins la vie. Leurs larmes & leurs gé-nsiffemens ne servant de rien, enfin ils envolèrent le jeune Roi avec lesgardes. Les Macédoniens le prennent, le mettent fur un cheval & leconduisent au Stade. Dès qu’il parut, toute la place retentit de cris dejoie & d’applaudíísement. On arrêta le cheval, on en décendit le Roi,à on le conduisit jusqu’à l’endroit d’où les Rois ont coutume de se

faire voir.

, Parmi la multitude on étoit partagé entre la joie & la douleur. Onet °it très-content que le Roi eût été amené, mais on etoit en me metenis chagrin que l’on n’eût pas pris ceux qui étoient la cause de tous«s troubles, & ' qu’ils ne reçûssent pas un châtiment proportionné àleur crime. C’est pourquoi l’on ne ceílòit de crier & de commanderHue l’on se saisît de ces scélérats, Sc que l’on en fit un exemple. Lejour aiant paru & la populace ne sçachant sur qui faire éclater son res-sentiment, un des gardes nommé Sosibe s’avisa d’un expédient fortheureux pour tirer le Roi d’embarras Sc pour appaiser le tumulte. Voiantque la colère du peuple ne se calmoit point, Sc la peine où étoit lejeunePrince d’êcre environné de gens qu’il ne connoiíîbir pas, Scd’en-te ndre le brait qu’une multitude de peuple faisoit à ses oreilles, il dé-nuda au Roi s’il n’abandonnoit pas au peuple ceux qui en avoíent|Ual agì à son égard Sc à celui de íà mère. Le Roi dit qu’il le vouloir, ®ien. Sosibe donne ordre à quelques gardes de publier quelles étoientJ es intentions du Roi, & enleva en même tems ce jeune Prince pourle conduire dans fa maison qui étoit. proche Sc lui servir à manger.

La volonté du Roi aiant été hautement déclarée, on n’entendit parsout que cris de joie, que des applaudissemens. Alors Agathocles & sa.iceur se séparent & se retirent chacun chez soi. Quelques soldats, lesûns de leur propre mouvement, les autres poussez par la populace, setirent en devoir de les chercher. Le massacre suivit bientôt, mais ce^ fut que par un pur hazard. Un homme de la maison d’Agathocles 'T u !) à ses flatteurs nommé Philon, entrant plein de vin dans le Sta-. , voiant la disposition de la populace contre son Maître,dit à ceuxqui etoïent autour de lui, qu’à présent comme auparavant, ils ne ver-roient pas plutôt Agathocles qu’ils changeroient de sentiment. A ces*ttots, les uns le chargent d’injures, les autres le poussent avec violen-> comme il fait effort pour se défendre, on lui déchire son manteau,

1 c perce à coups de lances, on le traîne avec ignominie encore toutlûme VL C c pal*

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