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Tome VI.
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AMBASSADES DE POLYBE. 281

îl a voie séjourné longtems dans Ambracie, il en aimoit les habitans &il avoit fort à cœur de les délivrer de l’extremite ou ils íe trou voient.Peu de jours après il vint encore des Ambassadeurs d Acarnanie quiamenoient Damotéle avec eux. Car le Consul aiant été averti de l'acci-dent , qui étoit arrivé aux Ambassadeurs Etoliens, avoir écrit aux Ty-riens de les lui amener. Toutes ces Ambassades ranemblees, on tra-vailla vivement à la paix. Amynandre ne cessoit d’y exhorter les Am-braciens, qu’elle n’étoit pas éloignée, pourvu qu’iís voulussent suivrede meilleurs conseils. Souvent il s’approchoit du pied des murailles,

& de là s’entretenoit avec les assiégez. Ensuite comme ils jugèrent àPropos q u’il entrât dans la ville, il' en demanda la permission au Con-sul, q u i l a lui accorda: il entra donc & délibéra avec les Ambraciens

fur laffaire présente. , ,

D’un autre côté les Ambassadeurs d’Athènes & de Rhodes, dans les^equentes conversations qu’ils avoient avec le Consul, tachoient partoutes sortes de voies de l’appaifer & de l’adoucir en faveur des Am-braeiens. Quelqu’un alors suggéra à Damotéle & à Phéneas de voir &de cultiver C. Yalerius fils de ce Marcus Lœvinus, qui le premier avoitfait un Traité d’alliance avec les Etoliens, & frère de mère de MarcusPulvius, jeune Officier plein d’esprit & de vivacité, qui avoit auprèsdu Consul beaucoup d’accès & de crédit. Damotéle ne manqua pasde lui recommander cette affaire, Sc Yalerius la regardant comme lasienne propre & se faisant un devoir de protéger les Etoliens, s’em-ploia avec tout le zélé imaginable pour les remettre bien avec les Ro-mains. II se donna pour cela tant de mouvemens, qu’il en vint heu-reusement à bout. Les Ambraciens cédèrent aux exhortations d’Amy-nandre, se rendirent à discrétion & ouvrirent au Consul les portes dela ville; à condition cependant, car. ils ne se départirent point de lafoi‘qu’ils dévoient à leurs alliez, à condition, dis-je, que les Etoliensfortiroient bagues sauves pour se retirer dans leur patrie. Le Traité dePaix fut dresse du consentement du Consul, & il portoit en substance:

» que les Etoliens paieroient actuellement deux cens talens Euboïques,

" 5c trois cens en six ans en paiemens égaux, cinquante chaque an-" née-, que de là en six mois ils rendroient fans rançon tous les prt-" sonniers & tous les transfuges qu’ils avoient pris fur les Romains;" qu’ils n’auroient aucune ville soumise à leurs loix & à leur gouverne-3) ment; qu’ils n’y en soumettraient aucune de celles qui avoient été" P nse s par les Romains depuis que Titus Quintius étoit passé dans la3> Gréce, ou qui avoient fait alliance avec les Romains, & que lesîs 5 Céphalléniens ne seraient pas compris dans le présent Traité : Cen etoit là que la première ébauche de ce Traité, qui ne pouvoit êtretotifié avant que les Etoliens y eussent donné leur consentement, 8cq u ^_le rapport en eût été fait au Sénat. Lçs Ambassadeurs d’AthènesIom e VI, (í n &