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Les privilèges des Suisses : avec des observations sur la justice des Suisses, ensemble ceux accordés aux Villes Impériales & Anséatiques, & aux habitans de Geneve, Résidens en France. Avec des observations sur la Justice des Suisses, fondées sur les principes du Droit Public / par V. G. J. D. G. S. [Franz Adam Vogel]
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che ainsi des secours à son aisance, que le Service ne lui sçauroitfournir.

Quelques préjudiciables que soient les fuites qu'une pareillecontusion entraîne avec elle, les Supérieurs trouvent encore dela ressource pour la Discipline, dans la facilité quils ont de dé-couvrir les habitudes du Soldat dans son propre Quartier : laconnoissance du mal les met en état dy remedier ; mais son pro-grez deviendroit incurable, si lOfficier ou le Sergent venoientà ìignorer, ce qui ne manqueroit pas darriver, si les Compa-gnies changeoient souvent de Quartier, ils perdroient de vûëune partie de leur monde, & ne pourroient plus suivre les ha-,bitudes externes du Soldat, que celui-ci certainement ne quit-teroit point pour une lieuë de chemin à faire à sy retrouver toutà son aise, & sans crainte que le Sergent demeuré dans le nou-veau Quartier de la Compagnie, le vienne inquiéter.

Combien dautres inconveniens ne resulteroient pas dunenouveauté si hors de raison , telle seroit la facilité pour la déser-tion ; puifquil arriveroit necessairemenc que toute la Troupe nese trouvant plus, ainsi que du passé, fous les yeux des Officiers &des Sergens, à qui le foin en est directement confié, il leur seroitaisé de disparoítre & de gagner pays, avant que leurs íurveil-lans en soient informez. Les désordres éloignez du Quartier &arrivant de nuit, ausquels ces mêmes Officiers seroient horsdétat de remedier aussi promptement quil conviendroit ; desoccasions pressantes il seroit nécessaire de rassembler sur lechamp toute la Compagnie, à quoi il seroit impossible de con-courrir avec la diligence quexige le bien du Service, & plusieursautres qui demanderaient un plus grand détail.

On a lieu desperer que ces raisons ne permettront pas dechanger ce qui a esté trouvé convenable depuis un temps im-mémorial , & ce qui a esté réglé sous les deux Regnes par leConseil du Roy, pour un Corps qui a lhonneur de lui servir deGarde, & qui ne respire quaprès celui de lui plaire, en se con-formant en tout à ses Ordres.

Les raisons qui sont déduites dans ce Mémoire, parurent assezintéresser le Service du Roy & la tranquillité des Communau-tez, pour que lon 11eut aucun égard à la demande que quel-ques Particuliers avoient tenté au sujet du changement desGarnisons établies aux environs de Paris ; ainsi la choie a de-meuré fur lancien pied; lesLogemçus sy règlent fur lEtat que

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