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Tome premier.
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, ' LIVRE I. CHAP. III, zx

alors le tems de la moisson. Un jour que les soldats, qui prévoioientque le siège ne íë termineroit pas si-tô't , s'étoient débandés dans lacampagne pour ramasser des grains, les Carthaginois les volant ainsidispersés, fondirent fur ces fòurageurs & les mirent aisément en fuite.Ensuite ils se partagèrent, les uns courant au camp pour le piller, lesautres aux corps de garde pour les égorger. Ici comme en plusieursautres rencontres, les Romains ne durent leur íàlut qu’à cette discipli-ne excellente, qui ne se trouve chez aucun autre peuple. Accoutumés ,à voir puni de mort quiconque lâche le pied dans le combat ou aban,donne son poste, ils soutinrent le choc avec vigueur, quoique les en-nemis fussent supérieurs en nombre ; il leur périt beaucoup de monde,mais il en périt bien plus du côté des Carthaginois, qui surent enfuienvelopés, loríqu’ils touchaient presque au retranchement pour l’arra-cher. Une partie fut passée au fil de l’épée, le reste fut poursuivi avecperte jusques dans la ville. Ce combat rendit les Carthaginois plusréservés dans les sorties, & les Romains plus circonspects dans leursfourages. Les premiers ne se présentant plus que pour de légéres escar-mouches , les Consuls partagèrent leur armée en deux corps ; l’un futposté devant le Temple d’Eículape, Tautre campa du côté de la villequi regarde Héraclée, & on fortifia l’intervalle qui étoit des deux côtésentre la ville & les Légions. On tira du côté de la ville une ligne pourfe défendre contre les sorties, <5c une du côté de la campagne pour ar-rêter les irruptions du dehors, & côuper le passage à tous les secoursque l'on pourroit tenter. Des gardes avancées étoient distribuées furtout le terrain qui restoit entre les lignes & le camp, & d’espace eiiespace on avoit pratiqué des fortifications aux endroits qui leur étoientpropres. Les alliés amaffoient les vivres & les autres munitions , & les

grand que le nôtre, pitisqiïil avoit deux seizième tapultè paroit plus d’un mille Italique.

& demi plus que le pied Italien, U que le nôtre Je crois que les Anciens ne prenoientcet ef-n'a qu’un douzième au dessus. pace de huit stades dans leur circouvallation, que

t Le passage de Pline ne nous met pas davanta- iorsque !a place assiégée,étoit ahondamment four*ge au fait du stade, non plus que le pied de Hié- nie de machines. Jofephe dans la description duron du stade Grec;selon toutes les apparences, siège de Jérusalem, dit que Tite prit sohquar-rolybe entend parler du stade des Grecs, quand tier avec une partie de son armée à deux stadesil n y auroit que fort peu de différence de l’un de la ville, & que l’autre étoit campée du côtéa 1 autre, elle en mettoit une très-grande fur un de la tour d’Hipicos à même distance de deuxgrand nombre de stades.. _ stades de la ville. La raison, pour laquelle Tite

Gne armée qui planteroit aujourd’hui son camp l’investit de si près, c’est que les assiégés étoienta huit stades d’une place n’y trouverbit pas son entièrement dépourvûs de machines de jet. II ycompte, elle s’exposeroit à une grêle de feux en avoit quelques-unes qu’ils avoient prises peude toute espece. Cependant cet espace qui se de tems avant le siège sur les Romains: mais ilítrouveroit trop petit par rapport à la violence étoient si ignorans qu’ils ne pùrent jamais s’ende nos machines, doit paroìtre bien grand ici servir. Comme je suis convaincu que les BaliOa bien des Savans, qui ne peuvent s’imaginer tes & les Catapultes portoient beaucoup au delàque les machines de jet des Anciens portassent si de ce que la plûpart disent, & que les Agrigen-om; mais I expérience que j’en ai faite prouve tins en avoientuntrès-grand nombre, jenetrou*manifestement, qu’elles dévoient porter beaucoup ve pas fort étrange que les Romains fe fussentplus loin qu’on ne fe J’imagine: on peut voir campés & fortifiés de deux lignes environnantesdans 1 Anteur d 'Antiquité expliquée , que la Ca- à huit stades de la ville.