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& combattre par plusieurs pelotons ou petites pelotes entre les escadrons de la cavalerieEspagnole, furent eux seuls la cause de la défaite de la gendarmerie Françoise, toutecomposce de Noblesse, & la plus redoutable de PÉurope. Le Père Daniel prétend qu’ily avoir trois mille arquebusiers combattant de la forte ,je ne m’y oppose pas ; mais s’ilavoit consulté Brantôme, il fût entré dans un plus grand détail de faction de ces arque-busiers. On prétend qu’Antoine de Léve les avoir dressés de la forte. •Voilà l’époquede ccs pelotons, dont l’Ainiral de Coligni fe souvint, & qu’Henri IV. n oublia pascn bien des occasions, encore moins Guílave-Adolphe, qui ne combattoit jamais à hcavalerie fans de bons pelotons de mousquetaires ou d’arquebusiers, donc il fit toujoursson grand principe, & dont il n'eut jamais lieu de fe repentir.
L’Historien qui a écrit des cvénemens de l'Fcosse fous le régns de Charles I. &fous lc- gouvernement du Marquis deMontrofe, un des plus grands Capitaines qu’onait vû depuis les Anciens,dit que l’entrelaílement des pelotons parmi les escadrons dela cavalerie étoit si ordinaire à Montrofe, qu’il s’en étoit fait comme une coutume.Son Historien rapporte qu’il s’étoicrendu par-là si formidable à fa cavalerie, toujoursplus foible de deux tiers, que c’étoìt assez de le voir ainsi rangé pour n’en oser ap-procher, & fes ennemis semblables aux Romains contre Annibal, ne l’imitérent ja-mais; ce qui est à peine concevable dans cenx-ci comme dans les autres.
M. de Turenne fe servit aussi de cette méthode au combat de Sintsheim cn 1674.iréii fit de mème à la bataille d’Ensheim, qui fe donna trois ou quatre mois après.C’étoit le grand principe de 'Gustave-Adolphe, du Duc de Weimar, & de tous lesélevés de ce fameux Capitaine, & tout cela est pris des Grecs,qui font les premiersqui ont emploie cette manière de combattre. On trouve un peu étrange qu’il fe soirrencontré des gens, d’ailleurs expérimentés, qui l’aient désapprouvé. Je leur de-manderoîs volontiers s’fis ont de bonnes objections à faire? Je pense que non: dis-pute-!-on fur des faits, & fur une méthode pratiquée non feulement parles Anciens,mais encore par les plus grands hommes d’entre les Modernes, fans qu’ils fe foienrjamais trguvés en défaut ? Que répondre à ces gc-ns-là?
§- IL
. Suite du Paragraphe précédent.
O N combattit par escadrons avant même que les lances disparusic-nt dans les ar-mées; mais ils étoient si gros, si pesons dans leurs manœuvres', si lourds &fur une si grande profondeur, qu’ils égaloient ceux des Perses, qui combattoient furdouze files, & au-delà même, quoique Xénophon en dise. On ne fçavoit pas qu’ilen étoit de même à l'égard des nôtres fous le régné d'Henri IV. Cela fe remarquedans Basta, dans Ludovico Melzo, & ces gros escadrons étoient encore en usage duteins de Walstein & de Gustave-Adolphe; mais celui-ci ne les faifoit pas si gros,parce qu’il fe trouvoit toujours plus foible tout au moins de la moitié, & trouvoitle secret de faire voir que Dieu n’est pas toujours pour les gros escadrons, en y in-férant des pelotons de cinquante mousquetaires. Par cette méthode il en eut toujoursraison. Comme les arts & les sciences ne vont pas fort vîte à leur perfection, &particulièrement celle de la guerre, qui est immense, on les forma de deux censmaîtres. L'expérience fit voir qu’ils étoient encore trop gros; on les réduisit à centcinquante où à cent vingt maîtres fur trois de file, & l’on cn est demeuré à peu prèsà ce nombre, &je crois qu’on a bien soit.
Tome IV. P